Ottawa encore et toujours une ville sécuritaire

Le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Charles Bordeleau

L'auteur est chef de la police d'Ottawa.

Nous vivons dans une ville très sécuritaire. En tant que policiers, nous reconnaissons que le crime connaît des fluctuations auxquelles nous devons être en mesure de répondre.

Alors que le crime signalé est en baisse, nous connaissons une hausse au niveau des fusillades ciblées et liées aux bandes de rue. Ces incidents sont survenus à travers la ville, dans divers quartiers, et ont en commun le commerce de la drogue, la disponibilité des armes de poing, et la disposition croissante des membres de bandes de rue à s'en servir.

La prévention de ces actes, l'arrestation des responsables, veiller à ce qu'ils rendent compte de leurs agissements devant les tribunaux, tout cela demeure au sommet des priorités opérationnelles de la Police d'Ottawa.

Même si la Police d'Ottawa met résolument l'accent sur la répression et la prévention, la solution à ce problème repose sur la communauté dans son ensemble. Ces solutions à plus long terme comprennent une attention policière continue et accrue, mais aussi une attention plus soutenue de la part d'organismes communautaires qui peuvent aider à détourner les jeunes du mode de vie de bande, où à les aider à s'en sortir.

Nous avons doublé le nombre d'enquêteurs dont dispose notre Unité des armes à feu et des bandes de rue, et plusieurs membres des unités de patrouilles, de division, et des drogues s'affairent à faire enquête, à identifier, à inculper, et à se tenir au fait des activités d'associés de bandes connus et de délinquants prolifiques.

J'ai pleine confiance envers les agents chargés de s'occuper de cette hausse. Jusqu'ici, ils ont fait un excellent travail. En 2014 seulement, 83 membres de bandes et leurs associés ont été arrêtés, et des centaines de chefs d'accusation ont été portées. Plus d'une cinquantaine d'armes furent saisies. En Ontario, près de 60% des fusils liés au crime proviennent de l'étranger et sont introduites en contrebande au Canada, souvent à partir des États-Unis. Près de 20% sont issues du Canada, et un autre 20% sont d'origine inconnue.

Dans bien des cas, même après l'inculpation des individus, le travail des policiers n'est pas terminé. Lorsque des individus sont libérés en vertu de certaines conditions, les agents de notre équipe DART effectuent des centaines de contrôles de conformité pour veiller au respect de ces conditions. En 2014, 29 associés de bandes ont été reconnus en contravention de leurs conditions judiciaires et arrêtés.

Il y a près de deux ans, nous avons entamé une discussion concernant une stratégie à l'échelle municipale dont fait partie la répression, mais qui propose également le soutien et l'aide nécessaires aux individus et aux familles vulnérables au mode de vie des bandes.

Un travail collectif

Nous appuyons la Stratégie de lutte contre les bandes de rue à Ottawa, conçue pour aider à prévenir ou limiter la participation éventuelle aux bandes. Nous collaborons avec la Société d'aide à l'enfance et des partenaires communautaires comme la Société John Howard et You turn (un chemin différent), pour rejoindre les plus jeunes frères et soeurs des membres de bandes afin de rompre le cycle de la violence dans ces familles.

Le Bureau des services à la jeunesse est en train de construire un Centre de métiers pour offrir la formation, des possibilités d'emploi, et l'espoir aux jeunes ayant des démêlés avec la loi et qui gagnent présentement de l'argent illégalement, mais qui ont besoin de sources de revenus nouvelles et réalistes.

Des centaines de personnes ont pris part à des séances d'information et à des exercices d'établissement de relations pour en arriver à une compréhension plus positive entre le système de justice pénale et les communautés d'immigrants.

Nous envisageons des façons de combler des lacunes en matière de soutien, comme le besoin d'appuyer les contrevenants qui sortent de prison et perçoivent le mode de vie des bandes comme étant leur unique option.

Il reste bien du travail à faire, mais nos agents sont pleinement engagés à protéger la sûreté communautaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer