Hommage à Pierre Bergeron

Pierre Bergeron... (Archives, LeDroit)

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Pierre Bergeron

Archives, LeDroit

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Le Droit

Un privilège bien rendu À Pierre Bergeron,

Merci pour cet adieu public dans LeDroit et surtout pour tes 40 ans de chroniques, d'éditoriaux, de gestion et de passion. C'est nous qui nous considérons privilégiés de t'avoir connu et d'avoir bénéficié de ton dévouement au cours des ans. En effet, tu nous as aidés, et souvent guidés, à mener des combats, à exprimer nos convictions, à construire nos communautés et à faire avancer nos idées sur la trame d'une société moderne. Je n'oublierai jamais un message que tu avais exprimé lors d'une conférence il y a plusieurs années: «Être francophone aujourd'hui, c'est une décision que nous prenons à chaque jour.» Je le répète souvent en te citant bien sûr. Bonne retraite, mais je pense que nous n'avons pas fini de lire Pierre Bergeron.

Trèva Cousineau, Ottawa

Un regard vif et clair

On dit souvent que les cimetières sont remplis de personnes indispensables. En quittant LeDroit après 40 ans de journalisme, Pierre Bergeron constitue une grande perte pour le quotidien. Il sera remplacé bien sûr, mais la pointure de Pierre est telle que son successeur à qui je souhaite la meilleure des chances, aura beaucoup de chemin à parcourir. Doué d'un regard vif et clair sur l'actualité jumelé à une capacité d'analyse exceptionnelle, l'éditorialiste chevronné savait manier les concepts et nous les livrer avec talent, respect et sans prétention. Sa foi en la presse écrite et au quotidien qu'il a si fidèlement servi constitue le testament que Pierre nous laisse avec son charisme habituel dans l'éditorial «Passion et engagement» (LeDroit, 26 décembre). Merci, Pierre, et longue vie!

Michel Careau, Gatineau

L'éditorial, âme du journal

Après 40 années consacrées au Droit, Pierre Bergeron prend sa retraite. Les francophones n'oublieront pas son action passionnée à la défense de leur langue et de ses institutions. Tout comme Pierre Jury aujourd'hui, Pierre Bergeron écrivait ses éditoriaux de façon équilibrée et objective, en faisant la part des choses, et ce sont de tels éditoriaux qui font l'image de marque d'un journal. Les éditoriaux de Pierre Bergeron m'ont amené au Droit, ceux de Pierre Jury m'y ont gardé. L'éditorial est l'âme du journal, et je regrette que, depuis quelques mois, on en soit privé certains jours! Cela en diminue sensiblement la valeur! Pierre Bergeron était un immense défenseur des francophones de notre région. Il était une pièce maîtresse de tous nos combats. Pour honorer sa brillante carrière, je propose que LeDroit remette en première page sa devise initiale, que Pierre Bergeron a si bien incarnée : «L'avenir est à ceux qui luttent». Elle est toujours d'actualité!

Roland Madou, Ottawa

Un dernier -30- iconique!

Au début de nos carrières au Droit comme collègue reporter et tout au long de ces 40 ans comme lecteur, je t'ai toujours su fidèle à ta passion. Je t'ai toujours envié la profondeur du regard sur la res publica, sur les affaires de la Cité comme celles de l'État. Ta plume sans crissement, parfois acérée, parfois veloutée, a toujours su équilibrer son glissement. Rédacteur et gestionnaire, tu as témoigné d'une période agitée de notre histoire tissée de motifs de plus en plus complexes. Jamais dogmatique, tu reconnais t'être parfois trompé, tu as fait passer l'écrit de l'ancien pupitre prescripteur à l'atelier innovateur, du sanctuaire prédicateur au think tank chercheur. Homme honnête, tu as été dans le sens plus large du terme un honnête homme. Humaniste, tu te dis modestement d'abord journaliste. Tu as fondé ta réflexion sur les faits de plus en plus imbriqués, parfois intrigués. Qu'à cela ne tienne, d'une remarquable sagacité, tu nous en as dégagé les grandes tendances, prévu les sourdes mouvances. Tu nous as fait prendre acte de l'état des lieux. Tu as fait passer le verbe de remontrance à celui de l'éveil, le mot de conformité à celui du risque. Je te paraphrase, tu as provoqué sans blesser, informé sans déformer, éveillé les consciences sans les abrutir. Bref, tu as fait de nous tes lecteurs de meilleurs penseurs, de meilleurs acteurs de la Cité et de l'État. Pour tout cela, tu mérites toute notre admiration, toutes nos éloges, toute notre gratitude.

Pascal Barrette, Ottawa

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