La santé: vos réactions

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Publié dans notre page Forum du vendredi 19 décembre, le texte intitulé «Un combat inégal en santé» de notre correspondant Michel Gaboury, de Cantley, dans lequel il comparaît négativement le système de santé du Québec à celui plus performant de l'Ontario, a suscité de nombreuses réactions, ici comme ailleurs. Nous vous en partageons quelques-unes.

Efficace et professionnel

Nous sommes déménagés à Ottawa en août 2012. Après un mois, nous avions déjà notre médecin de famille. Après trois mois, tous les examens que nous avions à passer, qui traînaient depuis deux ans au Québec, étaient chose du passé. J'essaie toujours de comprendre comment ici le système de santé peut-être si efficace, rapide, calme, professionnel. Personne ne semble débordé! Plutôt que de chercher des réponses en Europe pour améliorer notre système au Québec, pourquoi ne pas demander des conseils ici en Ontario? En passant, nous revenons au Québec fin mai 2015 et nous redeviendrons orphelins de médecin de famille.

Patrick Venne

Un médecin en 20 minutes

Ma fille demeure à Gatineau. L'été dernier, un vendredi de juillet, elle s'est sentie mal. Nous nous sommes présentés à la clinique sur la rue Rideau où est affecté son médecin. Il était environ 15 h. Après l'étape du triage, elle voyait un médecin, une dame fort gentille qui s'exprimait en français. Il était au maximum 15h20. Évidemment, je n'en revenais pas. J'ai pris des photos de la salle d'attente de la clinique, histoire de m'assurer que je ne rêvais pas. Bref, si l'on veut s'inspirer au Québec d'un système qui fonctionne, pas nécessaire d'envoyer une mission en Europe qui remettra son rapport dans huit mois! Juste à traverser le pont Alexandra...

Gilles Caron,

Saint-Augustin-de-Desmaures

Impuissance à Gatineau

J'ai vécu la même expérience lorsque mon fils a été traité pour un cancer de la thyroïde. Habitant à Gatineau, et après avoir obtenu une référence du médecin de famille pour consulter un endocrinologue - ce qui a pris des semaines -, je me suis fait répondre qu'un rendez-vous ne serait pas fixé avant 6 mois et qu'ils ne prenaient en charge aucun patient de moins de 18 ans. C'est en cherchant sur Internet que j'ai trouvé la clinique d'endocrinologie du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO). J'ai faxé le dossier de mon fils le mercredi, ils me rappelaient le jeudi et le lundi suivant nous avions un rendez-vous avec le spécialiste. Le diagnostic a pris quelques minutes (nodules thyroïdiens). Nous avons été recommandés par la suite à Sainte-Justine, où j'ai pu constater le contraste évident dans l'organisation des soins entre le Québec (dossiers papier, lourdeur administrative) et l'Ontario (dossier informatisé, coordination précise des examens et rendez-vous). Nous avons continué le suivi médical avec le CHEO jusqu'à ce que mon fils atteigne sa majorité et c'est aussi l'endocrinologue du CHEO (merci au Dr S. Lawrence) qui nous a référé à l'un de ses collègues d'Ottawa. Nous payons à chaque visite (la RAMQ en rembourse une partie) mais, au moins, nous avons accès à des services de qualité.

François Tremblay

En sommes-nous là?

Je suis présentement au Mexique pour l'hiver. Or, cette semaine, je décide de me rendre à l'hôpital. À l'accueil, on me demande de quel type de spécialiste je pense avoir besoin. On me demande ensuite de m'asseoir et dans les cinq minutes qui suivent je rencontre le médecin, suis ausculté et diagnostiqué. Tout ce processus a duré 30 minutes, tout au plus. Je ressors et je paie le prix de la consultation, qui est de 24$CAN. Au moment de quitter, le médecin sort de son cabinet et voit mon embarras à me diriger vers la pharmacie qu'il m'a conseillée. Il m'indique donc gentiment comment m'y rendre. La pharmacienne, n'ayant plus le sirop recommandé, prend le téléphone et appelle directement le médecin concerné pour savoir si elle peut ou non me vendre un sirop de remplacement. Pas plus compliqué que ça... J'ai honte de notre système hyperfonctionnarisé et sclérosé à l'extrême! Cet épisode n'est pas sans me rappeler le Québec de mon enfance, où le médecin venait à la maison nous soigner et nous offrait de repasser le lendemain pour voir s'il y avait autre chose à corriger. Comment avons-nous pu en arriver là?

Michel Toupin

Une commission d'enquête

Serait-il possible de faire une pétition pour forcer le gouvernement du Québec à mettre sur pied une commission d'enquête sur notre réseau de santé?

Kathleen Jacques

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