La Déclaration des droits de l'homme a 66 ans

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Isidore Kwandja Ngembo

Le 10 décembre 2014, le monde célèbre le 66e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Celle qui n'était en 1948 qu'une simple Déclaration non contraignante de 58 États membres des Nations Unies d'alors, est devenue la pierre angulaire du droit international.

Pour la première fois dans l'histoire, un instrument juridique non contraignant est élaboré pour promouvoir et protéger les droits de la personne. Il énonce les principaux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. Au fil du temps, la Déclaration a inspiré un corpus important de traités légalement contraignants et est donc considérée comme le document de référence de tous les instruments de protection des droits de la personne. Elle a inspiré aussi bien le droit coutumier que les Conventions régionales, et même les Constitutions et législations de nombreux États.

La Déclaration énonce les droits fondamentaux de l'individu et leur reconnaissance; le respect des droits inaliénables et leur protection par un régime de droit respecté par tous les États, comme fondement même de libertés, de justice et de paix.

Des droits définis

L'article premier résume très bien l'esprit et la philosophie de la Déclaration: «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»

Tout être humain a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; à la liberté d'opinion et d'expression; à la liberté de réunion et d'association pacifiques. Il a le droit de prendre part à la direction des affaires de son pays. Tout être humain a le droit à la sécurité sociale; droit de travailler dans des conditions équitables et satisfaisantes et de s'affilier à un syndicat; droit au repos et aux loisirs. Il a droit à un niveau de vie suffisant, à la santé, à l'éducation, à un logement décent et à un environnement sain. Il a droit de prendre part à la vie culturelle de sa communauté.

Qu'avons-nous fait pour faire progresser ces droits, 66 ans après? Beaucoup sur le plan théorique, conventionnel et légal mais dans la pratique, il reste encore du chemin à parcourir. Les femmes, par exemple, continuent de subir encore des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants.

Pour atteindre l'idéal commun de la Déclaration, nous avons tous le devoir de nous efforcer à respecter et promouvoir les droits et les libertés fondamentaux de nos semblables. Nous devons agir les uns envers les autres dans un esprit sinon de fraternité, au moins d'humanité.

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