L'effet discret de l'austérité sur la philanthropie

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Tous les organismes sans but lucratif, tels que la Soupière de l'Amitié de Gatineau, relancée depuis juin après avoir déclaré faillite, tentent de trouver les fonds pour accomplir leur mission et leur raison d'être.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Pierre R. Gascon, LL.L

Depuis 10 ans, plusieurs organismes de bienfaisance de Gatineau subissent graduellement le désengagement partiel de l'État comme bailleur de fonds.

Pour contrer cela, un organisme est avantagé à se constituer une liste de donateurs potentiels, parce qu'il est absolument nécessaire que leurs dirigeants entretiennent une relation directe ou indirecte avec ceux qu'ils souhaitent inviter à contribuer à leur cause.

Chaque organisme sans but lucratif tente de trouver les fonds pour accomplir sa mission et sa raison d'être. Certains administrateurs favorisent la tenue d'activités de financement; d'autres ajoutent la vente d'objets. Ces deux moyens nécessitent beaucoup de planification et un certain nombre de bénévoles avec comme résultat un bénéfice décevant.

Existe-t-il une autre façon d'être à l'abri d'une situation financière précaire?

Compte tenu du marché philanthropique en Outaouais et du temps requis pour préparer une campagne de financement, j'invite les organismes à former un comité de développement et de financement (DÉFI) dont le but sera de rechercher et trouver les fonds nécessaires pour combler les besoins actuels et les projets éventuels à réaliser. L'effet d'entraînement de l'appui, de l'engagement et de la participation des membres du comité DÉFI sera proportionnel aux liens tissés et aux relations qu'ils entretiennent dans leur milieu. L'organisme pourra bénéficier de leur expérience et de leur réseau de contacts de chacun de ces membres.

Moins en Outaouais

Au Québec, nous nous privons de fonds qui se trouvent dans notre marché philanthropique. Nous devons accroître nos connaissances philanthropiques afin de nous permettre de diminuer les coûts reliés à nos campagnes de financement et développer des techniques de sensibilisation et de sollicitation auprès des donateurs potentiels.

Depuis 2004 à Gatineau, la moyenne des dons par donateur est inférieure de 25%, en comparaison avec celle du Québec, pourtant la moyenne de nos salaires est supérieure d'environ 15%.

Il en est ainsi pour trois raisons: nos organismes ne mettent pas à contribution l'apport essentiel de chefs de file dans leur campagne respective, n'élaborent pas un argumentaire vital à la communication de leur projet à réaliser ou en voie de développement et, aussi et surtout, parce qu'aucun plan de communication n'est planifié pour contacter ni expliquer leur projet à des mécènes connus.

Pas quémander

Solliciter un don n'est pas quémander. On amasse des fonds pour la réalisation d'un projet collectif pour le plus grand bénéfice de la société. C'est là que l'activité de sollicitation de fonds tire sa raison d'être.

L'humilité du bénévole auquel il incombe de solliciter démontre l'intérêt qu'il nourrit envers la raison d'être de la campagne. Sa conviction qu'il y va de l'intérêt commun place le solliciteur sur un piédestal et le fait démarquer sur le plan social. Si le travail inhérent à une campagne de financement est une activité noble, il constitue aussi un acte de courage dispensateur de bonheur autant à la personne qui donne qu'à celle qui reçoit et, une source de fierté pour celle dont la responsabilité est de solliciter.

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