Le monde en 2030

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Le Droit

Le Conseil national du renseignement américain vient de publier son cinquième rapport sur les années à venir. Celui-ci concerne le monde en 2030.

Cet organisme n'a pas lésiné sur les moyens pour produire un document de qualité. Des rencontres ont été organisées dans plusieurs universités américaines, de même que dans 20 pays. Quatre grandes tendances devraient changer le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui.

La première tendance est le pouvoir grandissant des individus. Depuis le début de l'histoire de l'humanité, la majorité de la population est pauvre. Cela va changer. Une bonne partie des habitants de notre planète va rejoindre la classe moyenne, ce qui, par le fait même, leur permettra d'être en mesure de faire des choix face à leur avenir. Les moyens à leurs dispositions seront de plus en plus importants. Malheureusement, certaines personnes pourront, grâce aux nouvelles technologies, causer des dégâts considérables.

Démographie

La deuxième tendance concerne la démographie. Le monde sera de plus en plus urbain. 60% de la population mondiale vivra dans les villes. L'espérance de vie devrait s'améliorer partout dans le monde et les puissances émergentes devraient recevoir de plus en plus d'immigrants. Les routes de l'immigration ne seront plus nécessairement du sud vers le nord mais plutôt du sud vers le sud.

La troisième tendance est liée au pouvoir économique. La puissance économique de l'Asie surpassera celle de l'Amérique du Nord et de l'Europe. Les États-Unis ne seront plus la puissance hégémonique, mais plutôt une puissance parmi d'autres. Une puissance importante cela va sans dire.

La dernière tendance porte sur l'énergie, l'eau et la nourriture. La population mondiale passera de 7 à plus de 8 milliards d'individus. Les demandes en nourriture et en énergie devraient augmenter respectivement de 35% et de 50%. La moitié de la population mondiale vivra dans des régions qui connaissent des problèmes d'approvisionnement en eau. On pourrait donc assister à une lutte entre pays pour accéder à des ressources qui seront de plus en plus en demande. Ce qui se passe en mer de Chine actuellement est un bel exemple de ce que nous réserve l'avenir.

Pas facile

Se pencher sur le futur, comme le fait le Conseil national du renseignement américain, n'est pas chose facile. On ne peut jamais tout prévoir. Qui aurait pensé que le tremblement de terre à Haïti, en 2010, causerait la mort de plus de 220000 personnes? Ou encore qu'un tsunami, en 2011, dévasterait le Japon?

Il est impossible de tenir compte de tous les impondérables. Mais l'exercice en vaut la peine. Il donne aux responsables politiques des outils qui permettent, dans une certaine mesure, de façonner l'avenir ou de mieux l'appréhender. Ce travail de réflexion vaut aussi pour les villes ou les provinces. Au lieu de gérer les ressources communes à la va-comme-je-te-pousse, il permet de déterminer sur ce que seront nos besoins dans 10 ou 20 ans et de s'y préparer. Aurons-nous des hôpitaux en mesure de répondre aux besoins des personnes âgées? Quelles seront les conséquences de l'étalement urbain? Les transports en commun seront-ils en mesure d'offrir un service de qualité? Autant de questions qui demandent des réponses.

Claude Beauregard

L'auteur est chargé de cours en communication à l'Université du Québec en Outaouais et à l'Université du Québec à Montréal

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