Quel gâchis !
Je rêve d'un jour où la véritable démocratie s'exprimera, c'est-à-dire une forme de gouvernement par le peuple. Un vote à tous les quatre ans puis nous retombons « endormis », buvant notre bière, chialant sans arrêt, sans projet commun, toute fierté disparue, ne pensant qu'à son petit nombril, est-ce cela notre engagement politique dans ce monde ?
Nous devrions être fiers du réveil d'une partie de la population, l'avenir du Québec, notre jeunesse, peu importe le nombre des manifestants. Ils expriment un malaise profond, font part de leurs craintes quant à l'orientation actuelle prise par le gouvernement et par ceux qui tirent les ficelles de l'économie.
Un gouvernement déviant devrait, selon le vrai sens du mot démocratie, pouvoir être démis par le peuple.
Qu'attendons-nous pour démettre Jean Charest et sa clique ?
De mourir ?
Philippe Roy, Gatineau
Trois choix
S'il est nécessaire au gouvernement de trouver des dollars pour financer l'éducation, il a trois choix : hausser les impôts, couper les dépenses dans des secteurs moins importants ou cesser de payer des pots-de-vin à ses amis. Croyez-vous vraiment qu'augmenter les frais de scolarité réduira le déficit ? Je ne crois pas. Le gouvernement inventera toujours quelques prétextes pour dilapider nos taxes. L'éducation est primordiale à la vitalité d'un pays. Touchez pas à ça !
Jean François Clément, Gatineau
Ensevelir sous les amendes
La mobilisation contre la hausse des frais de scolarité dépasse ce simple débat. Nos jeunes démontrent qu'ils s'opposent à la vision de ce gouvernement qui croule sous les scandales, qui gère mal notre argent en plus de favoriser quelques privilégiés. Nos jeunes nous demandent de réfléchir : avant de hausser les frais de scolarité, n'y aurait-il pas une façon de mieux gérer l'État ? Et plutôt que d'écouter cette jeunesse qui se mobilise de façon sans précédent, Jean Charest les menace de les ensevelir sous des amendes et même de les emprisonner s'ils continuent de se mobiliser. Je n'appuie pas du tout les actes de violence mais le seul responsable est le premier ministre qui a laissé dégénérer la crise, qui n'a pas su comprendre ce mouvement ni même lui accorder une miette d'importance. Honte à ce gouvernement.
Marie-Ève Cormier, Gatineau
Deux visions
Sur la hausse des droits de scolarité, deux visions du monde s'opposent : la vision néolibérale du gouvernement Charest et celle de l'enrichissement collectif défendue par les étudiants. Le camp néolibéral a réussi à faire croire que les étudiants sont des enfants gâtés égoïstes, alors que c'est l'inverse. Ils livrent un combat noble, dans l'intérêt de tous.
Le gouvernement Charest invoque tous les prétextes pour ne pas discuter. Il jette de l'huile sur le feu. Entre les élections, il faudrait se laisser mener par un gouvernement corrompu qui brade nos richesses pour ensuite nous annoncer que nous sommes pauvres. Les représentants des étudiants font preuve d'un calme olympien et agissent en pédagogues, ce qui devrait faire rougir de honte leurs aînés autoritaires et moralisateurs.
Bernard Desgagné, Gatineau
Charest le paiera cher
Jean Charest et sa gang d'opportunistes ont fait le pari politique qu'une loi spéciale leur donnerait de nombreux votes aux prochaines élections. Depuis le début de la crise, il a mal jugé le mouvement étudiant, en espérant que les étudiants retournent sagement en classe. Plusieurs qui sont pour un retour en classe sont tout de même contre la hausse. Cette loi mettra le feu aux poudres et il le paiera cher aux élections. Il n'y aura pas beaucoup de pancartes libérales qui resteront sur les poteaux. Quand on crache en l'air, ça nous retombe sur le nez.
Roger Tessier, Gatineau