Lueurs budgétaires pour l'Outaouais

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L'élargissement de l'autoroute 50 sera dorénavant inscrit au Plan québécois des infrastructures

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ÉDITORIAL / Plusieurs soutiennent que le gouvernement du Québec ne sait pas vraiment où est l'Outaouais. Que ce n'est pas au coeur de ses préoccupations et que le gouvernement libéral tient pour acquis cette région qui lui envoie cinq députés presque sans arrêt. Mais il y a des lueurs d'espoir dans le plus récent budget présenté par le ministre des Finances, Carlos Leitao.

Soulignons d'abord que l'élargissement de l'autoroute 50 sera dorénavant inscrit au Plan québécois des infrastructures. Ce n'est encore qu'une formalité sans budget ni échéancier, mais dans l'environnement bureaucratique, les progrès commencent par des étapes administratives souvent obscures et sans importance, en apparence. 

Cela avait commencé par une phrase lancée par Philippe Couillard, quelques jours avant qu'il ne soit élu premier ministre du Québec. Plusieurs auront cru que ce n'était qu'une boutade racoleuse en campagne électorale. C'est tout à l'honneur du député de Papineau, Alexandre Iracà, d'avoir poursuivi le boulot dans le dossier, appuyé par ses quatre collègues du caucus libéral. 

Il y a évidemment un problème de sécurité à régler sur cette « autoroute » qui n'en est pas vraiment une car elle ne comporte souvent que deux voies. Trop de vies humaines ont déjà été fauchées sur cette route vallonnée et pittoresque, mais où les automobilistes peuvent trop facilement perdre le contrôle et déborder sur la travée adverse. 

Le scepticisme des usagers est grand, et cela se comprend. Il aura fallu 50 ans pour concrétiser l'un des rêves du ministre Oswald Parent, énoncé dès 1962. Et à peine cinq ans après son inauguration, en 2012, le gouvernement serait déjà prêt à l'élargir ? La population a trop entendu de promesses vides pour aussitôt y croire.  

Mais, bon, notons déjà le progrès de cette inscription au Plan québécois des infrastructures. 

L'autre avancée budgétaire sur les questions de transport en Outaouais se trouve dans l'enveloppe de 308 millions $ sur cinq ans pour le transport en commun au Québec. Le budget a fait une large place à la ligne bleue du métro de Montréal, et le Service rapide par bus à Québec, ainsi qu'au Réseau électrique métropolitain. Mais les défis de transport ne se limitent pas à Québec et Montréal : parlez-en aux navetteurs des secteurs est et ouest de Gatineau qui doivent endurer des bouchons de circulation quotidiens. 

Le secteur est devait être desservi par un Rapibus qui se rendait jusqu'au boulevard Lorrain. L'explosion des coûts a forcé l'arrêt de la construction au boulevard Labrosse. Il tomberait sous le sens que Gatineau revienne à la charge pour compléter le corridor protégé de transport en commun selon son plan initial.

De la même manière, le secteur ouest est dénué d'un circuit de transport en commun rapide. Plusieurs idées circulent, incluant le tramway proposé par le député de Hull-Aylmer Greg Fergus. La Société de transport de l'Outaouais a mené des consultations, l'automne dernier, et doit déposer un rapport à cet effet ce printemps. Entretemps, le maire d'Ottawa, Jim Watson, s'est montré ouvert à relier à Gatineau son réseau de train léger qui doit être inauguré en 2018 via le pont ferroviaire Prince-de-Galles. Cette nouvelle donnée s'ajoute au portrait complexe de la desserte de l'ouest de Gatineau. 

Le budget Leitao redonne espoir à l'Outaouais. La population verra bien si ces espoirs se basent sur plus que de belles paroles...




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