Symbole puissant

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Le XVIe Sommet de la francophonie avait lieu samedi et dimanche à Antananarivo, au Madagascar.

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ÉDITORIAL / Pour quelques années encore, l'accession de l'Ontario à titre d'observateur au sein de La Francophonie ne s'avérera qu'un symbole, mais un symbole puissant de la place de plus en plus importante que les Franco-Ontariens jouent dans leur province. Et ça, c'est loin d'être anodin.

En un siècle, le français est passé de langue interdite d'enseignement en Ontario à une langue dont ses usagers sont de plus en plus des acteurs importants. Et reconnus comme tel par leur gouvernement. 

Progressivement, les symboles deviennent des réalisations : au même moment que l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) intégrait l'Ontario, l'Université franco-ontarienne - pour nommer ce seul exemple - a fait un pas de plus vers sa réalisation avec la nomination de son Comité de planification. 

De plus en plus d'Ontariens réalisent la présence et l'importance de leurs compatriotes francophones. La Francophonie permettra de porter un message identique sur la scène internationale. Peu de francophones du monde entier savent qu'il y a en Ontario plus de 611 000 personnes qui partagent leur langue. Pour trop de gens, le français au Canada ne se limite qu'au Québec, et pour d'autres mieux informés, aussi à l'Acadie.

L'OIF offre ainsi à l'Ontario une place pour dire de plus en plus haut et de plus en plus fort que les Franco-Ontariens existent bel et bien. Pas juste par fierté. Ce qui n'apparaît que comme un symbole aujourd'hui pourra servir l'Ontario à mieux atteindre ses cibles sur le plan de l'immigration francophone, aidera des entreprises d'ici à mieux découvrir de nouveaux marchés pour les Ontariens. La francophonie ontarienne évolue, change de couleurs et d'accents, se diversifie et occupe de nouveaux territoires, ne se limitant pas qu'à l'est, au nord et à quelques autres communautés éparses dans cette vaste province. Elle se fait moins discrète et s'affiche avec grandeur, hardiesse. La Francophonie offre une tribune de plus pour le faire et un jour, dans quelques années, l'Ontario devrait devenir un gouvernement membre avec tous les privilèges que cette participation reconnaît. Voilà l'étape que l'Ontario et La Francophonie viennent de franchir ensemble.

Longue vie au Rouge et Noir

Pendant les 40 années qui ont séparé les victoires des Rough Riders et du Rouge et Noir, entre 1976 et 2016, Ottawa a été un symbole de médiocrité. 

La fin du club, en 1996, avait été le résultat d'années de mauvaise administration, et ces histoires d'horreur s'étaient poursuivies lors du premier retour de la Ligue canadienne de football avec les Renegades et son bizarre de propriétaire, Bernie Glieberman.

Mais Jeff Hunt et ses partenaires de l'Ottawa Sports Entertainment Group n'avaient rien à voir avec ces années sombres et ils ont fait preuve d'une admirable détermination pour relancer le football dans un stade rénové au parc Lansdowne. Sur le terrain, ils ont appliqué la même formule en faisant confiance à Marcel Desjardins et à l'entraîneur Rick Campbell. Chapeau au quart-arrière Henry Burris et toute la bande de joueurs - dont plusieurs francophones comme Antoine Pruneau, Arnaud Gascon-Nadon, Patrick Lavoie et Jason Lauzon-Séguin.

En 2016, Ottawa célèbre sa victoire. Qui aurait cru cela possible il y a 10, 20 ou 30 ans ?

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