Qu'attend-on?

Au cours des deux derniers mois, l'autoroute 50... (Courtoisie, Service des incendies de L'Ange-Gardien)

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Au cours des deux derniers mois, l'autoroute 50 a subtilisé deux vies humaines.

Courtoisie, Service des incendies de L'Ange-Gardien

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Au printemps 2015, l'autoroute 50 a réclamé une vie humaine. Un bête accident impliquant un chauffeur qui s'est endormi et qui a percuté un véhicule qui arrivait en sens inverse. À ce moment, Le Droit avait suggéré fortement qu'un muret soit installé sur les tronçons les plus dangereux de la 50.

Le ministère québécois des Transports étudiait déjà la sécurité sur certaines sections de cette route, incité en ce sens par un coroner qui avait conclu à une déficience de la sécurité au kilomètre 171. Le coroner était intervenu à la suite d'un autre accident mortel, remontant au 31 mars 2014. Sa suggestion? Un meilleur éclairage. Le député Alexandre Iracà croit que cela pourrait se concrétiser au printemps prochain. Trois ans après la mort d'un homme. 

Voilà que l'actualité rappelle encore les autorités à l'ordre. Au cours des deux derniers mois, cette route a subtilisé deux autres vies humaines.

À la mi-septembre, une jeune conductrice a perdu la vie, un autre conducteur endormi sur la 50. C'était à la hauteur de Grenville, à la frontière entre l'Outaouais et les Laurentides. 

Puis, il y a quelques jours à peine, une autre tragédie du genre, un accident frontal, au kilomètre 176. 

Tout le monde y verra rapidement un pattern mortel, mais il semble que les autorités soient encore coincées à l'étape d'étude des causes.

Évidemment, si l'autoroute 50 était une réelle autoroute, avec un large terre-plein, toutes ces vies injustement interrompues auraient été sauvées. En fait, il n'y aurait probablement même pas eu de collision. Philippe Couillard a eu beau laisser miroiter une réelle autoroute, personne n'est vraiment dupe. Comme l'a rappelé la préfète de la MRC Papineau, il a fallu attendre 50 ans pour obtenir la 50... 

Peut-on alors s'imaginer que cinq ans après son inauguration, en 2012, que Québec serait prête à planifier sa Phase 2?

D'autant plus qu'il existe des solutions mitoyennes, transitoires et infiniment plus économiques. Outre l'éclairage que le coroner a proposé, il y a l'installation d'un muret donc. À défaut d'être installé sur toute la longueur de la 50, il pourrait être au moins trouver son sens sur les tronçons les plus dangereux.

Mais nous attendons toujours. Transports Québec n'a pas encore réagi dans le dossier de la sécurité de l'autoroute 50. 

Combien de décès l'Outaouais doit-il pleurer avant que le ministère n'entame une révision complète de la sécurité sur la 50? Y a-t-il un nombre minimum, une cible à partir de laquelle l'alarme résonne?

Un commissaire efficace

L'Ontario n'a pas connu d'autre commissaire aux services en français que François Boileau. Son rendement a été récompensé, hier, alors que l'Assemblée législative a renouvelé sa confiance en M. Boileau pour cinq autres années. 

Présent aux quatre coins de l'Ontario, M. Boileau a démontré son efficacité en obtenant que le gouvernement revoie la Loi sur les services en français à l'occasion de son 30e anniversaire, célébré cette semaine. Des juristes sont déjà à l'ouvrage sur ce qui devrait s'appeler la « Loi sur la francophonie ».

Par ailleurs, un autre comité est au travail, celui pour la création d'une université franco-ontarienne, que préside Dyane Adam. Ce projet découle d'un virulent rapport de M. Boileau de 2012. 

C'est pour cela, et d'autres initiatives plus discrètes, que François Boileau poursuivra son action en Ontario. Bon courage !

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