Le message d'André Marin

Le candidat du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario dans... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Le candidat du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario dans Ottawa-Vanier, André Marin

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

ÉDITORIAL / Pendant trois semaines depuis son investiture pour le Parti conservateur de l'Ontario, André Marin a parlé des tarifs d'électricité. Il a dû sentir que sa campagne ne levait pas. Ses consultations auprès des citoyens ont dû l'en convaincre et il a changé d'argument : la multiplication des fusillades à Ottawa. Voilà qui devrait être plus porteur, ainsi que la pauvreté qui afflige de grands pans de la circonscription d'Ottawa-Vanier où il se présente.

La violence est présente dans quelques secteurs de la capitale comme Carlington et Iris. Dans Ottawa-Vanier, les épisodes sont survenus autour du marché By et dans le secteur de la rue Cummings. 

Une 16e personne a été assassinée en fin de semaine à Ottawa. À ce triste rythme, la capitale pourrait se rendre au chiffre record de 20, ce que tous décrient, et le nombre de fusillades pourrait atteindre les 75 à la fin de l'année 2016. 

Parce que ce n'est pas qu'un problème relié à des membres de gang de rue qui se livrent à des guerres de territoire, la violence mortelle peut survenir n'importe où. Et les citoyens d'Ottawa-Vanier ont raison d'être inquiets, comme leurs voisins d'autres circonscriptions. Les efforts de lutte au crime par la police d'Ottawa n'ont pas encore porté fruit.

Les gens en parlent et souhaitent que les élus appuient les forces policières pour prévenir tout dérapage. L'élection partielle provoquée par le départ de Madeleine Meilleur s'avère un temps tout à fait propice pour débattre de cet enjeu. Il sera intéressant d'entendre les solutions proposées par M. Marin et ses autres principaux adversaires, Claude Bisson, pour le Nouveau Parti démocratique, et Nathalie Des Rosiers, pour le Parti libéral.

Jusqu'ici cependant, André Marin montrait combien il était distant des préoccupations des électeurs du comté qu'il veut représenter à l'Assemblée législative de l'Ontario. En concentrant ses attaques sur la vente du distributeur d'électricité Hydro One - une des décisions les plus controversées du gouvernement de Kathleen Wynne -, il faisait simplement fausse route. La plupart des 1,4 million de clients de Hydro One sont concentrés dans les régions rurales de l'Ontario. S'il n'est pas difficile de faire dire aux consommateurs ontariens qu'ils trouvent que l'électricité coûte cher, le lien est quasi impossible dans le secteur très urbain d'Ottawa-Vanier. Personne ne reçoit de facture d'Hydro One et personne n'est vraiment en mesure de dire comment la gestion de Hydro One, ou sa vente partielle, a eu un impact inflationniste sur la facture.

Vraiment, il vaut bien mieux pour le candidat conservateur de parler de loi et d'ordre que de Hydro One. Cela rappelle entre autres qu'il a passé la dernière décennie dans la région de Toronto, où il était l'ombudsman de l'Ontario. Même s'il avait toujours un domicile à Ottawa, sa ville natale, les débats sur Hydro One ont surtout fait la manchette à Queen's Park et au détriment du gouvernement Wynne, contre lequel M. Marin était en guerre ouverte après un rapport très critique sur la gestion des garderies, en 2014.

André Marin sera un candidat redoutable pour le Parti conservateur de l'Ontario. Ottawa-Vanier est un château-fort libéral depuis 45 ans que les conservateurs n'ont représenté que 20 ans depuis la création du comté en 1908. Si M. Marin devait l'emporter, cela donnerait des ailes au chef Patrick Brown, déjà fier de gains lors d'élections partielles pour son parti.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer