Encadrer, pas taxer

Les cas de Maxime Tremblay et Josée Lacasse... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Les cas de Maxime Tremblay et Josée Lacasse démontre que la réglementation doit être revue, estime notre éditorialiste.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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ÉDITORIAL / La réglementation des permis d'affaires à la Ville de Gatineau donne plus l'impression d'être une manière pour soutirer des sous supplémentaires des poches des contribuables qu'une politique réfléchie sur l'encadrement des pratiques commerciales sur son territoire.

Lorsqu'un élu du genre de Maxime Tremblay réalise a posteriori qu'il était en infraction sur cette question - et peut-être d'autres qui ne l'ont pas encore réalisé... -, cela ne trahit pas tant un laxisme chez le conseiller municipal autant que la réglementation a besoin d'être repensée. Car dans l'état actuel des choses, ils sont sans doute plusieurs centaines dans l'illégalité à Gatineau, peut-être même quelques milliers.

Dans l'état actuel des choses, la Ville de Gatineau ne fixe aucun plancher en deçà duquel le permis d'affaires est exigé : ainsi sont en infraction un travailleur qui accomplit irrégulièrement quelques menues tâches d'ébénisterie ou de mécanique dans un atelier, et celui qui dépanne une OSBL avec peu de conception de site Internet sur un simple ordinateur domestique. 

Nous ne parlons pas ici d'une activité commerciale qui génère des visites quotidiennes dans un bureau à domicile, de réunions d'affaires, du bruit régulier de machines qui pourraient importuner le voisinage. 

Même le gouvernement fédéral a la sagesse de fixer un seuil de revenus de travail autonome à 30 000 $ avant d'exiger des entrepreneurs qu'ils obtiennent un statut légal et un numéro qui servira à la Taxe sur les produits et services. Ainsi, Gatineau peut bien vouloir encadrer le travail à domicile, mais n'a pas à le taxer pour autant.

Le conseiller Tremblay a qualifié la réglementation de « nébuleuse pour bien des gens ». Son collègue Denis Tassé souhaite aussi que le conseil de Gatineau étudie la question. La direction générale de la ville devrait le faire de manière à ce que les élus puissent statuer sur le sujet avant le prochain budget, en décembre.

Les odeurs de Thurso

À l'époque de la papetière Fraser, les Thursoliens s'étaient pas mal habitués aux odeurs nauséabondes émises par l'usine du coin. À la longue, on ne les remarquait plus. L'achat par Fortress en 2010 et la conversion de l'usine pour en faire de la pâte cellulosique a stimulé les espoirs de plusieurs que les odeurs seraient chose du passé. Comme ils se sont trompés.

Mais au moins a-t-on appris, cette semaine, que les odeurs de benzène et de sulfures qui persistent aux alentours de l'usine ne sont pas nocives pour la santé, ni cancérigènes, affirme Santé publique Outaouais. Ces conclusions émanent d'analyses effectuées pendant les étés de 2014 et 2015 pour le compte du ministère de l'Environnement.

On a bien enregistré certains dépassements mais rien pour créer de l'inquiétude dans la population. Rien non plus qui expliquerait une quelconque baisse de l'activité immobilière constatée depuis quelques années. La croissance démographique et l'autoroute 50 devraient en stimuler la reprise.

Cela dit, un Thurso sans odeurs s'est avéré un rêve illusoire. Les épisodes de puanteur sont bien réels à certains moments, mais ils peuvent varier selon la sensibilité des individus. Tous n'ont pas le même sens de l'odorat, ni ne réagissent de façon identique. L'étude indépendante devrait calmer la grogne, faut-il espérer, sans pour autant ralentir les efforts de la société Fortress qui s'est depuis longtemps vantée de ses efforts continus dans la réduction des odeurs à son usine.

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