« Ça dépendra... »

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a fait... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a fait le point après une année de discussions et de tractations.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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ÉDITORIAL/ Le dossier d'un nouvel amphithéâtre sportif à Gatineau a fait un pas dans le bon sens, hier. Prudemment, nous applaudissons d'une main cette avancée car l'histoire a prouvé à tous qu'aucune infrastructure en Outaouais, outre l'autoroute 50, aura été jonchée d'autant d'obstacles.

Remplacer l'aréna Robert-Guertin aura prouvé être une tâche bien plus difficile qu'anticipé en 2005, quand les pouvoirs municipaux ont commencé à en parler sérieusement. Personne ne s'attendait à ce que les Olympiques de Gatineau patienteraient encore, 11 ans plus tard. 

Ils en ont d'ailleurs pour quelques années encore. Si tout progresse normalement, la nouvelle patinoire pourrait ouvrir ses portes à la fin de 2019. Peut-être. 

Jeudi, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a fait le point après une année de discussions et de tractations. Il a été délibérément vague. Presque chaque question a été accueillie avec la même réponse : « Ça dépendra des négociations avec notre partenaire. »

Ce nouvel allié dans le dossier du nouvel amphithéâtre, c'est VMSO, ou Vision Multisports Outaouais. Il s'agit d'une organisation à but non lucratif qui a déjà piloté d'un bout à l'autre le complexe sportif Branchaud-Brière, un succès sur toute la ligne. La Ville de Gatineau a bon espoir que l'expérience de VMSO lui apportera du succès.

Ce partenariat a fait l'objet d'une résolution largement appuyée par le conseil municipal, hier. Seules Louise Boudrias et Sylvie Goneau s'y sont opposées.

Pour le reste, la population qui espérait des réponses nage encore dans le vague le plus complet.

Le maire n'a aucune idée où sera située cette nouvelle patinoire : ce pourrait être sur les terrains de l'aréna Guertin ou sur quatre ou cinq autres sites que l'on devinera près du corridor du Rapibus, dans les centre-villes de Hull ou Gatineau. Outre pour une glace avec 4000 sièges, il ne sait pas ce qu'il y aura autour. Rien sur les stationnements (surface, sous-terrain ou étagés), rien sur le nombre de glaces adjacentes (de une à trois). Évidemment rien sur une quelconque accréditation environnementale LEED, l'usage de bois, de verre, ou un concept architectural. 

Et rien sur le prix non plus !

Car tout cela repose sur les négociations à mener avec VMSO que le cabinet du maire espère boucler d'ici septembre. Puis il faudra tout valider avec Québec, préparer les plans et devis, lancer les appels d'offres, ce qui nous amène loin en 2017. Ajouter à cela 18 à 24 mois de construction. 

Mais ça aussi, le maire Pedneaud-Jobin ne l'a pas dit.

Parce que « ça dépendra des négociations avec notre partenaire. » 

Mais nous devinons que ça devrait être autour de 53-55 millions $, à être payé moitié-moitié entre Gatineau et la subvention de Québec. Si c'est plus cher, on devinera que c'est parce que VMSO aura ajouté des glaces supplémentaires... et paiera la différence ! On n'est pas dans les rêves d'un édifice signature, d'un Centre multifonctionnel, mais d'une boîte métallique rectangulaire toute simple mais pratique.

Le contribuable sera à l'abri, devine-t-on des entourloupettes vides qu'a prononcées le maire. Tout risque de porter la facture dans les 60 ou 70 millions $ sera à la responsabilité de VMSO.

Les contribuables et les Olympiques de Gatineau doivent quand même se croiser les doigts. Avec la guigne qui s'est acharnée sur ce projet en 12 ans, préparons-nous au pire, à un échec des négociations avec Vision Multisports Outaouais. Juste au cas...

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