L'ascension

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La nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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ÉDITORIAL / Lorsque Madeleine Meilleur a annoncé son retrait de la vie politique, jeudi, LeDroit a aussitôt qualifié le résultat de « grand vide » pour la communauté franco-ontarienne. La nature n'a pas tardé à combler cet espace que la députée d'Ottawa-Vanier cédait.

Lundi, Marie-France Lalonde a accédé au cabinet à Queen's Park : l'ascension de la représentante d'Ottawa-Orléans a été rapide et les Franco-ontariens doivent encore apprendre à la connaître. 

Au cours des deux premières années de sa vie publique, Mme Lalonde a suffisamment impressionné la première ministre Kathleen Wynne pour que celle-ci lui offre le poste de whip, l'an dernier, puis ce double poste, cette semaine, de ministre déléguée aux Affaires francophones, et ministre des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs. 

Une fois digérée cette marque de confiance, Mme Lalonde réalisera vite l'ampleur de ses responsabilités dans les seuls dossiers de la francophonie, ceux qui intéressent particulièrement le quotidien LeDroit. Elle devra piloter une possible révision de la Loi sur les services en français et agir comme chien de garde des objectifs d'immigration francophone (à 5 %). Elle accompagnera la vice-première ministre Deb Mathews qui vient d'hériter de la responsabilité du dossier d'une université franco-ontarienne à Toronto. Cette dernière, qui tenait la bourse au Trésor, auparavant, sait mieux que quiconque si l'Ontario a les sous pour créer cette nouvelle institution dont les coûts de démarrage ont été fixés à 60 millions $ par an, d'ici une possible inauguration en 2020.

Enfin, Marie-France Lalonde hérite de l'épineux dossier d'Ottawa, capitale bilingue. Plusieurs fondaient de grands espoirs à l'approche du 150e anniversaire de la Confédération, en 2017. Il reste quelques mois encore pour donner un grand coup. Nous serons mieux alors en position de jauger combien Mme Lalonde comblera « le grand vide » laissé par le départ de Madeleine Meilleur.

Homophobie

La tragédie d'Orlando tient beaucoup plus à l'homophobie et à l'instabilité mentale qu'à un complot terroriste ou la résultante de laxistes lois américaines sur le port d'armes. 

Jusqu'ici, ceux qui ont voulu tuer au nom du soi-disant État islamique (ou Daesh) attaquaient des endroits publics, dans le but de faire le plus de dommage possible. En Floride, contrairement à Paris et à Bruxelles, Omar Mateen ne semble pas avoir cultivé d'intimes relations avec des islamistes qui l'auraient aidé à s'armer et à planifier son attaque sur le bar gai Pulse.

Mais Daesh est en recul au Moyen-Orient et s'associera avec tout illuminé qui lui donne l'impression que progresse sa lutte contre l'Occident.

D'autres reprennent la croisade de la lutte contre les armes à feu : vu du Canada et de la plupart des pays occidentaux, le libre marché des armes aux États-Unis est certes une invitation à tous les fêlés de se bâtir un arsenal à l'abri de tout soupçon. Mais selon les informations qui filtrent, Omar Mateen semblait davantage un jeune homme troublé, avec des problèmes de gestion de l'impulsivité et des relents d'intolérance. Cette fois-ci, la communauté gaie a écopé, à Polytechnique, c'était les femmes que Marc Lépine haïssait, en Suède, les jeunes progressistes qu'Anders Brevik ne tolérait pas. 

Dans tous ces cas, l'explosion de la violence aura pris les autorités de vitesse. Dans notre monde moderne, il semble que cela soit la nouvelle normalité. Triste.

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