Bibliothèque d'Ottawa: il est temps

L'actuelle bibliothèque centrale d'Ottawa... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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L'actuelle bibliothèque centrale d'Ottawa

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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ÉDITORIAL / Pendant que les yeux d'Ottawa étaient rivés sur la renaissance des plaines LeBreton, le projet d'une nouvelle bibliothèque municipale fait son petit bonhomme de chemin.

Si les pièces du casse-tête retombent correctement, Ottawa pourrait concrétiser avant la fin de 2016 ce rêve qui a jusqu'ici constamment été remis sur les tablettes. Le moment est propice et il est temps d'y voir.

Et surprise, ce nouvel édifice pourrait se situer lui aussi sur les plaines LeBreton. C'est d'ailleurs la vision proposée par Rendez Vous LeBreton, le groupe d'Eugene Melnyk et des Sénateurs d'Ottawa. 

Dans le plan que M. Melnyk et sa bande ont déposé à la CCN, ils ont témérairement placé la nouvelle bibliothèque municipale juste à côté de l'énorme parcelle de 50 acres, à l'angle des rues Albert et Booth. C'est à l'extrémité est des plaines LeBreton, et à deux pas de la future station Pimisi du train léger. Si le prochain domicile des Sénateurs doit obligatoirement tirer profit du nouveau réseau de transport en commun, cela vaut tout autant pour la bibliothèque. Elle ne mobilise pas des foules de la même taille qu'une patinoire, mais son pouvoir d'attraction s'exerce 365 jours par an, hormis quelques jours fériés. En guise de comparaison, à Montréal, la Grande Bibliothèque attire 2,5 millions d'usagers par an en moyenne depuis son ouverture en 2004 - une popularité qui ne se dément pas. 

En cette époque où tant de connaissances passent par le numérique, la Grande Bibliothèque fournit la preuve qu'une infrastructure bien située, bien dotée et bien pensée s'avérera un atout incontournable dans l'offre culturelle d'une ville, à plus forte raison d'une capitale comme Ottawa.

Depuis les débuts de la gestation de cette nouvelle bibliothèque, un autre élément vient de s'ajouter à l'équation: les besoins grandissants de Bibliothèque et Archives Canada. L'institution fédérale a aussi des visées de croissance et l'élection d'un gouvernement libéral qui mise sur les infrastructures (et le déficit qu'elles provoqueront) n'est pas étranger au rapprochement entre BAC et la Ville d'Ottawa.

En janvier dernier, les deux ont convenu de travailler main dans la main pour explorer une solution commune à des problèmes similaires: le manque d'espaces, la vétusté des installations et la demande croissante pour leurs services.

Ainsi, ce n'est plus nécessairement un édifice de 132 000 pieds carrés qui est envisagé pour une bibliothèque, mais de plus de 200 000, pour une infrastructure conjointe. Et la Ville d'Ottawa, qui estimait à environ 85 millions $ la facture d'une nouvelle bibliothèque, peut maintenant compter sur un partenaire avec lequel il peut envisager un projet avec plus d'envergure.

Dans deux semaines, la Ville d'Ottawa tiendra des consultations publiques sur l'avenir de sa bibliothèque. Neuf sites potentiels sont encore sous considération, dont deux dans le secteur est. C'est dire combien il est encore temps pour la population de donner son appui à un projet de revitalisation des plaines LeBreton qui ne peut qu'être bonifié par une nouvelle bibliothèque. 

LeDroit a plusieurs fois émis l'avis que le train léger a le potentiel de changer le visage de la capitale en réduisant les temps de transport sur un énorme corridor est-ouest. Les retards de conception de la future nouvelle bibliothèque d'Ottawa peuvent aujourd'hui se traduire en opportunité.

Marier le livre et la culture de la bibliothèque avec le sport et la culture d'un amphithéâtre nous apparaît comme découler d'une logique complémentaire intéressante.

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