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ÉDITORIAL / Une photo de centre-ville désert n'encourage pas... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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ÉDITORIAL / Une photo de centre-ville désert n'encourage pas les Gatinois à aller faire un tour chez eux... Ces images n'aident personne: ni les commerçants qui souffrent des trottoirs vides, ni la Ville de Gatineau qui y cherche une âme, ni la population elle-même qui préfère dépenser ses sous ailleurs.

Un cliché n'est qu'un instantané parfois changeant.

C'est précisément ce que résume le reportage du Droit de mardi. On y décrit deux réalités contrastées, le résultat d'années d'un immobilisme qui a pris deux formes différentes. Lorsque Claude Bonhomme s'est mis en tête de «nettoyer» la promenade du Portage au nom du conseil municipal de Hull, dans les années 1990, la population applaudissait à ce premier immobilisme qui signifiait une accalmie après des années d'un Vieux-Hull trop arrosé. Il avait acquis la réputation d'un repaire de bars où les fêtards d'Ottawa venaient finir leurs soirées trop imbibées. 

Cet immobilisme s'est perpétué trop longtemps. Comme si Gatineau, avec la fusion, ne savait plus très bien quoi faire de son centre-ville. Pas question de reprocher cet attentisme à un maire ou un autre. L'idée n'est pas de lancer un blâme. 

Le centre-ville de Gatineau n'aura pas l'attrait du marché By, à Ottawa. Cela fait des décennies que la population locale, des deux côtés de la rivière des Outaouais, s'y rend pour faire ses emplettes, d'abord, puis y goûter la vie. Hull, puis Gatineau n'ont pas eu ce pouvoir d'attraction. Mais les choses pourraient changer. La Ville de Gatineau s'apprête à y investir les premiers de 32 millions $ qui y sont prévus, d'abord dans le secteur Laval-Aubry. Les libertariens qui rejettent le rôle de l'État ont tort de dénigrer ce qu'un gouvernement local peut faire pour améliorer le sort des citoyens. Le secteur privé ne peut tout faire; mais il devra être au rendez-vous, quand ce sera son tour. Avec son organisme fédératif, Vision Centre-Ville, ce sera à eux de prendre le relais et collaborer à une programmation attirante. 

L'immobilisme tire à sa fin. Gatineau n'attend pas le retour des citoyens au centre-ville, ou l'émergence d'une nouvelle culture urbaine. Elle va de l'avant, advienne que pourra. Souhaitons que ses décisions seront judicieuses, et que le reste du partenariat suivra.

Le flair d'un peuple

Jean Lapierre... (Archives La Tribune) - image 3.0

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Jean Lapierre

Archives La Tribune

Dans le monde des médias, Jean Lapierre avait mieux que quiconque le doigt sur l'opinion publique des Québécois. C'est pourquoi il était devenu, au fil de 35 ans de carrière, une référence pour tous ceux qui désiraient savoir ce que pensait le Québec profond.

Enfant des Îles-de-la-Madeleine, il cultivait la couleur de son verbe simple et coloré, loin de la langue de bois et des formules empesées de tant de gens en politique. Sa facilité à approcher et respecter les gens a fait qu'il a su convertir ce qu'il entendait en une carrière d'élu en deux temps, d'abord entre 1979 et 1994, puis entre 2004 et 2007. Il était à peine sorti de la faculté de droit de l'Université d'Ottawa lorsqu'il a été élu la première fois. 

Passer de la politique partisane au monde des médias n'est jamais facile et Jean Lapierre a réussi ce saut mieux que quiconque. Populaire en politique, il l'est devenu encore bien davantage par la suite. Il a cultivé ses amitiés dans tous les partis et les gens lui ont bien rendu.

Son départ, à l'aube de ses 60 ans, laisse un grand vide que personne ne s'apprête à combler.

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