Ignorer le passé

La ministre Lise Thériault.... (archives La Presse Canadienne)

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La ministre Lise Thériault.

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Lise Thériault part mal ses fonctions de ministre responsable de la Condition féminine. Elle refuse l'étiquette de «féministe», se déclarant plutôt «égalitaire».

Mais le féminisme est plus qu'une simple étiquette. Il résume en un mot des décennies de lutte menées par les femmes, et appuyées par bien des hommes, pour qu'elles puissent jouer leur plein rôle au sein de nos sociétés. Pendant des siècles, sauf de notables exceptions, elles ont été confinées à des tâches de soutien dans la société canadienne. 

Si plusieurs menaient les destinées de leurs foyers, les conventions et l'autorité masculine leur imposaient dans l'espace public une réserve dont elles n'ont commencé à émerger que durant les années 1960.

Cela s'est fait au prix de nombreux sacrifices, et de l'action concertée de générations de femmes.

C'est un peu à tout cela que Lise Thériault tourne le dos en affichant ouvertement ses réserves quant au mot «féministe». Comme si elle rabaissait le travail de milliers de femmes qui, avant elle, ont tenu bien haut le flambeau de leur fierté et oui, de l'égalité entre les sexes. Ce sont ces femmes qui ont justement permis à Mme Thériault d'occuper ses fonctions prestigieuses d'aujourd'hui, de vice-première ministre du Québec, et de ministre responsable de la Condition féminine. Avec cette dernière responsabilité doit de facto être accompagnée d'une conviction féministe pour les sacrifices passés, et pour la route qui reste à accomplir. Car le travail n'est jamais terminé. Lorsque les femmes d'ici seront satisfaites, il leur restera des milliards de consoeurs à accompagner aux quatre coins de la Terre.

Mme Thériault est tout à fait justifiée d'encourager les femmes à prendre leur place. Il s'agit d'un élément de son travail de ministre responsable de la Condition féminine. Mais il y en a un autre, celui d'abattre les murs et les préjugés qui freinent justement trop de femmes à prendre leur place. Des tapes dans le dos et des paroles d'encouragement ne suffisent pas. Un petit cours de sensibilisation 101 aux droits des femmes s'impose...

Avec ouverture

Avec moins de 18% de participation à l'élection partielle dans le district Lac-Beauchamp, personne ne peut claironner que la vie démocratique municipale en est sortie gagnante. 

On regrettera cette faible performance et elle doit être analysée à travers sur une plus longue période. Les élections partielles n'ont jamais brisé des records de participation mais à moins de 18%, disons que l'on s'approche des élections scolaires... 

La population n'a pas parlé fort mais elle a parlé assez nettement. Jean-François LeBlanc a obtenu 689 votes, une avance de plus de 100 sur Caroline Desrochers. Liza Lauzon a fini un peu plus loin derrière, et l'homme d'affaires Gabriel Céré a fermé la marche.

Candidat indépendant, M. LeBlanc a dit qu'il appuierait la volonté du conseil, dans la mesure où elle favorise les gens du district Lac-Beauchamp. Il s'agit d'une ouverture appréciée, et le maire Maxime Pedneaud-Jobin lui a retourné la politesse. Quelques dossiers d'importance monopoliseront les débats de la prochaine année et il faut partir avec la meilleure bonne volonté possible pour éviter que les débats ne dérapent. Il y aura suffisamment de raisons de ne pas s'entendre sur Place des peuples ou la future aréna Robert-Guertin sans partir du mauvais pied.

Bienvenue donc au conseiller Jean-François LeBlanc!

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