Un honneur pour la presse régionale

Pierre Bergeron n'est jamais très loin pour refiler... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pierre Bergeron n'est jamais très loin pour refiler un tuyau, pour offrir un conseil: il incarne LeDroit aujourd'hui comme peu d'autres ont pu le faire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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ÉDITORIAL / L'honneur de l'Ordre du Canada, qui a été décerné à notre collègue Pierre Bergeron vendredi à Rideau Hall, rejaillit sur le quotidien qu'est LeDroit, sur ses artisans et, surtout, sur toute la population qu'il a desservi et continue de desservir, 103 ans après sa fondation.

L'an dernier, au terme d'une collaboration qui s'est étendue sur 40 années, le nom de Pierre Bergeron est disparu des pages du journal, mais sa contribution n'a pas cessé pour autant.

Il n'est jamais très loin pour refiler un tuyau, pour offrir un conseil: il incarne LeDroit aujourd'hui comme peu d'autres ont pu le faire.

C'est un témoignage de son profond attachement au journal, bien sûr, mais aussi pour toute la presse régionale qui a reçu, avec cet Ordre du Canada sur sa veste, un coup de chapeau.

Car s'il est arrivé souvent de voir des journalistes des grands médias nationaux recevoir un tel honneur, tels Chantal Hébert, Denise Bombardier ou Peter Mansbridge, cela a été bien plus rare d'en voir un issu des médias régionaux, dont la renommée est limitée par leur exposition géographique.

Mais ils n'en sont pas moins méritants. Au contraire, il y a souvent un attachement plus viscéral entre les gens des régions et leurs radios locales, leurs télévisions locales, leurs médias écrits, qui reflètent le monde à leur hauteur.

Pierre Bergeron est bien placé pour en parler car il a aussi pu apprécier la force des médias régionaux lorsqu'il est allé diriger Le Quotidien/Le Progrès-Dimanche dans sa région natale du Saguenay.

Ce sont donc deux régions qui s'enorgueillissent aujourd'hui de l'honneur dont il a fait l'objet.

C'est aussi pour une question au départ tout à fait locale, la sauvegarde de l'hôpital Montfort, que Pierre Bergeron s'est avantageusement fait connaître du public.

Lorsque l'institution franco-ontarienne a été menacée de fermeture en 1997, il a mis les forces du journal LeDroit derrière le mouvement S.O.S. Montfort.

Il était là, sur l'estrade, lors du ralliement du 22 mars, et il a mis sa pierre dans cette sauvegarde historique et les Franco-Ontariens ont vu en lui une autre raison d'apprécier son rôle. C'est pourquoi, plus de 12 ans après son départ du poste d'éditeur, en 2002, il a continué de représenter LeDroit à divers événements dans la communauté et les gens ont continué à le considérer comme un artisan médiatique d'exception.

Avant lui, un seul nom associé au Droit avait connu l'honneur de l'Ordre du Canada: Fulgence Charpentier, qui aura contribué au quotidien franco-ontarien sur une période étonnante de 90 ans, des premiers jours de sa fondation en 1913 jusqu'à son décès, en 2001. Mais c'est aussi comme ambassadeur et diplomate qu'il a été fait membre, en 1978, puis officier en 1998.

D'autres artisans de la première heure, comme le père Charlebois, auraient été tout aussi méritants... mais l'Ordre du Canada n'a été créé qu'en 1967.

Il faut également souligner la reconnaissance qui a été faite à Jean-Marc Lalonde, vendredi. Homme engagé dans sa communauté de Glengarry, Prescott et Russell depuis 50 ans, longtemps député, ses réalisations auront fait les manchettes... du Droit à de nombreuses reprises. Comme quoi le hasard fait bien les choses.

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