Le maire idéal

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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ÉDITORIAL / Comme ça, des libéraux de longue date aimeraient un autre maire à Gatineau que Maxime Pedneaud-Jobin? Le contraire aurait été surprenant!

Ce qui étonne dans cette histoire, c'est d'abord qu'elle ait été ébruitée de telle façon.

Dans le passé, du temps de l'ex-maire de Hull Jean-Marie Séguin par exemple, le Parti libéral réussissait à mieux cacher son jeu. Et plaçait ses favoris où il le voulait. Mais les libéraux ne sont plus tout à fait les mêmes depuis le milieu des années 2000. Ça se voit entre autres avec la nouvelle cuvée de députés comme Greg Fergus dans Hull-Aylmer, Will Amos dans Pontiac, et Steve McKinnon, à Gatineau. Le pouvoir est en train de se transférer à une nouvelle génération... et celle qui l'a précédée essaie de faire sentir qu'elle a encore de l'influence.

En ouvrant son jeu comme elle l'a fait, cette vieille garde - ou ce qu'il en reste - montre au passage qu'elle n'a plus le sens politique d'antan.

Sa liste de candidats pour un «maire idéal» en 2017 a été maladroitement composée. Du travail d'amateurs.

Quand on magouille, on le fait proprement.

Il aurait été plus adroit d'au moins contacter les gens identifiés avant de les nommer publiquement. Cela aurait immédiatement permis de biffer quelques noms comme ceux des animateurs de radio Michel Picard et Roch Cholette, qui ont carrément écarté l'idée.

Une qui a dû mal le prendre sera Sylvie Goneau, la conseillère du district Bellevue qui fait tout pour préparer sa candidature à la mairie de Gatineau. Depuis des mois qu'elle tente de discréditer l'administration Pedneaud-Jobin, voilà qu'elle constate que de «vieux» libéraux l'ignorent complètement dans leur quête d'un nouveau messie. Frustrant. Elle devrait au moins comprendre que sa progression politique sera plus ardue si elle doit la faire sans de tels appuis.

Le maire Pedneaud-Jobin, pour sa part, a dû s'amuser de cette liste. Il connaît suffisamment la politique pour savoir qu'aucun élu ne fait l'unanimité. Il se doute bien que divers groupes, dont des libéraux, travaillent en coulisse pour préparer un candidat qui pourrait lui ravir son poste.

Il en a beaucoup dans son assiette et les résultats tardent à venir.

Il aborde la troisième année de son mandat et il est depuis longtemps temps que débloque le dossier d'une nouvelle aréna Robert-Guertin.

Il est sans doute aussi impatient que quiconque dans cette affaire. L'autre controverse qui a émergé, en 2015, est le projet des tours Brigil, que le promoteur immobilier Gilles Desjardins a baptisé «Place des peuples». Toutes les parties se regardent en chiens de faïence.

M. Desjardins ne veut pas dépenser plus pour déposer un projet officiel aux autorités municipales s'il risque de se faire dire non.

La Ville de Gatineau, elle, attend un projet officiel avant d'adopter une position qui irritera ou les défenseurs du Quartier du musée ou les apôtres du développement à tout crin.

En attendant, Maxime Pedneaud-Jobin et le conseil doivent trouver des manières de mieux livrer des services municipaux de base à un coût raisonnable. Comme le déblaiement des rues et trottoirs, un irritant dès la moindre chute de neige, ce qui est vite revenu sur la table pendant la période des Fêtes.

Voilà ce qui permettra d'identifier le prochain «maire idéal» ...

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