L'année de l'action

La députée de Gatineau Stéphanie Vallée, principale lieutenante... (Archives, La Presse)

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La députée de Gatineau Stéphanie Vallée, principale lieutenante de Philippe Couillard, est ministre de la Justice et ministre responsable de l'Outaouais.

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ÉDITORIAL / La population de l'Outaouais aura hâte à 2016. Car depuis 20 mois, le gouvernement Couillard s'est caractérisé par l'analyse pendant qu'il attendait l'équilibre budgétaire. Maintenant que cela est fait et que tout a été étudié, réétudié et surétudié depuis 18 mois, il ne reste plus que l'action pour l'année qui vient...

Région acquise aux libéraux depuis toujours, rien n'a changé depuis l'élection du gouvernement libéral. L'immobilisme dure encore, conclut-on au terme d'une rencontre éditoriale avec Stéphanie Vallée, principale lieutenante de Philippe Couillard comme ministre responsable de l'Outaouais, en plus de ses rôles de députée de Gatineau et de ministre de la Justice. 

La population n'avait pas clairement voté pour une gigantesque et douloureuse opération de redressement de ses finances. Mais elle n'a pas trop rouspété pendant que le Québec vivait son lot de bouleversements avec de multiples réformes en santé, en éducation et au sein de l'administration publique. Au-delà des structures, le quotidien de dizaines de milliers de professionnels a été bouleversé sur l'autel de l'austérité budgétaire. 

L'Outaouais n'a pas été épargnée, ni ciblée particulièrement: elle a été touchée comme les autres régions.

Mais certains des effets ont été plus douloureux compte tenu des retards chroniques évidents en santé et en éducation. L'Université du Québec en Outaouais ne jouit toujours pas du financement de rattrapage dont elle a besoin pour jouer pleinement son rôle d'université régionale; idem pour le Cégep de l'Outaouais. Les lacunes en enseignement postsecondaire ont été clairement identifiées par le lobby de l'ACESO, l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais.

À entendre la ministre Vallée, Québec serait encore en attente des priorités d'une région de l'Outaouais qui ne réussirait pas à parler d'une seule voix en éducation. 

Quant à la santé, le statut particulier serait la réponse à tout même si le dossier de notre collègue Justine Mercier, dans notre édition de lundi, a assez clairement démontré que les 20 millions $ du statut particulier servent aujourd'hui à défrayer des dépenses courantes qui n'ont plus grand chose à voir avec les problèmes causés par le retard historique de l'Outaouais et sa fragilité causée par sa géographie frontalière avec l'Ontario. Mme Vallée se défend que ces 20 millions $ servent à offrir des services de santé à la population: personne n'a prétendu le contraire. Ce serait bien le fin du fin que les collusionnaires de la commission Charbonneau aient pu détourner des sous destinés à soigner les malades!

Nous espérions dire que l'Outaouais est entre bonnes mains avec Stéphanie Vallée aux commandes. Elle n'en a pas encore fait la preuve. Nous ne ressentons pas chez elle l'ombre de l'indignation et de l'impatience que tant de ses concitoyens face à la lenteur de la progression des services publics en Outaouais. Comme si cette rage de livrer était noyée dans le flot de ses mots d'encouragement et de positivisme.

Le gouvernement Couillard arrive à la deuxième moitié de son mandat. Ses réformes bouclées et la bête du déficit abattue, il faut souhaiter que les deux années qui mèneront à la prochaine élection, en 2018, seront consacrées à la réparation et à l'action. L'Outaouais espérait que le «Nous sommes prêts!» de Jean Charest en 2003 sonnerait la fin de l'attente. Douze ans plus tard, rien n'a beaucoup progressé. L'an 2016, l'année de l'action? Oui, hein?

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