Unique FM a atteint un autre objectif

Véronique Soucy, directrice générale d'Unique FM.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Véronique Soucy, directrice générale d'Unique FM.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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ÉDITORIAL / Après des débuts tumultueux, Unique FM présente un bilan financier optimiste à l'occasion de son cinquième anniversaire. L'opération de redressement qui s'est amorcée sous Gilles Poulin, puis Véronique Soucy, est sur le point d'être couronnée de succès. C'est une autre mission accomplie pour la radio communautaire franco-ontarienne qui tenait son assemblée générale, mercredi.

Mais elle a encore un gros défi devant elle: celui de convaincre et fidéliser un public auditeur encore trop rare. Cependant, toute référence à ce chapitre est difficile puisque son auditoire n'est pas comptabilisé par la firme Numéris (autrefois BBM), contrairement aux autres radios présentes dans les marchés d'Ottawa, de l'Est ontarien, de Gatineau et de l'Outaouais. Il est donc difficile de précisément savoir combien populaire elle est dans cette industrie où l'appui du public auditeur est essentiel.

En plus d'assainir ses finances depuis deux ans, Unique FM a beaucoup peaufiné sa programmation dans l'espoir de créer davantage de rendez-vous avec l'auditoire. Plusieurs artisans d'expérience ont rejoint Mme Soucy au micro, dont l'ex-Radio-Canadien Michel Picard, une arrivée qui avait fait grand bruit l'an dernier. Fidèle à sa réputation d'homme des médias proche d'un peuple qui lui rend bien son affection, il a, avec la morningwoman Soucy (qui fait double emploi comme directrice générale), bâti de solides ponts avec la communauté franco-ontarienne, ce qui n'avait pas été fait auparavant.

L'apport de leurs nombreuses années d'expérience, à eux deux et d'autres comme Sheila Fournier et Jean-Marc Dufresne, a permis de mieux encadrer les bénévoles et les stagiaires. En ondes, il est parfois difficile de croire qu'Unique FM demeure une radio de petits moyens tellement elle sonne professionnelle. Elle n'a souvent rien à envier à des radios privées...

Mais Unique-FM n'est pas une radio comme les autres dans la région. Communautaire, elle doit encore mieux s'ancrer dans la population qui l'a vue naître et qui doit mieux se reconnaître à l'antenne. Par exemple, s'il est prestigieux d'offrir la retransmission des parties des Sénateurs d'Ottawa, cela s'avère un anachronisme dans le monde des radios communautaires.

Pour survivre, Unique FM a eu recours à des moyens typiques d'une radio privée commerciale, dont des voix connues au micro. Pas étonnant quand on connaît le passé de Véronique Soucy. Mais le CRTC, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes qui a octroyé une licence à Unique FM, pourrait s'opposer à cet embryon de virage vers le privé où, de toute façon, la radio franco-ontarienne joue à armes inégales. 

Les radios privées comme le 104,7 FM, Rouge FM et compagnie, tout autant que la radio de Radio-Canada, pourraient presser le CRTC de qualifier la compétition d'Unique-FM de déloyale parce que trop lointaine de son mandat communautaire. Nous en saurons davantage lors du renouvellement de la licence, en 2017.

Au moins, en attendant, Unique FM donne tous les indices qu'elle sera bien en vie dans deux ans, ce qui était loin d'être sûr lors des turbulences de 2013. C'est toujours ça de gagné.

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