Il faut un mandat

Le Canada peut bien participer aux discussions sur... (Archives, La Presse Canadienne)

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Le Canada peut bien participer aux discussions sur le PTP. Mais la proximité des élections, le 19 octobre, interdit de facto au gouvernement Harper de ratifier toute entente.

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À moins de 20 jours des élections fédérales, le Canada ne peut aller de l'avant avec l'entente de libre-échange Asie-Pacifique. Le gouvernement de Stephen Harper n'a plus la légitimité pour ratifier un traité qui bousculerait - gestion de l'offre ou pas - le secteur des exportations.

Bref, le Canada doit attendre qu'un nouveau gouvernement ait obtenu un mandat en ce sens.

Au Québec surtout, mais aussi en Ontario, les producteurs de lait, d'oeufs et de volaille sont sortis dans la rue pour protéger le mécanisme de la gestion de l'offre. On les comprend: cette mécanique mise en place il y a plus de 40 ans fixe des prix plancher pour ces trois familles d'aliments - en clair, les Canadiens acceptent tacitement (mais sans trop s'en apercevoir) de les payer plus cher pour garantir aux producteurs agricoles des revenus plus stables et plus généreux. La différence saute aux yeux des voyageurs qui constatent des écarts de prix substantiels dans les épiceries à l'étranger.

Mais la gestion de l'offre est depuis toujours dans la mire des libre-échangistes. Ils y voient là une subvention déguisée au secteur agricole. Les ententes commerciales du genre du Partenariat transpacifique s'objectent à ces mesures protectionnistes.

Tous les partis politiques jurent défendre la gestion de l'offre au Canada. Mais l'industrie fromagère ne fait pas confiance aux conservateurs, même si leur discours se veut aussi rassurant que celui de ses adversaires. C'est qu'elle n'a pas digéré le fait que dans le traité de libre-échange avec l'Europe, conclu il y a deux ans, le fédéral a accepté une brèche en acceptant que 19 000 tonnes supplémentaires de fromages européens soient importés au pays.

Nécessairement, un nouveau traité de libre-échange viendra bousculer plusieurs marchés d'exportation du Canada. Que ce soit la vente d'automobiles, d'aliments et de médicaments. Peut-être les producteurs de lait, d'oeufs et de volaille sont-ils visés comme d'autres... mais personne ne le sait vraiment car les discussions sont menées dans le plus grand secret. Cela laisse libre cours à toutes les spéculations.

Le Canada peut bien participer aux discussions qui reprennent. Mais la proximité des élections, le 19 octobre, interdit de facto aux conservateurs de ratifier toute entente. Il lui faut un nouveau mandat.

Sentence clémente

Lise Thibault... (Jacques Boissinot, La Presse Canadienne) - image 3.0

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Lise Thibault

Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

Outre un aveu de culpabilité à la toute fin de son procès, Lise Thibault n'a exprimé ni regret ni remords pour la fraude financière qu'elle a commise pendant 10 ans en poste comme lieutenante-gouverneure. En ce sens, le tribunal a fait preuve de clémence en lui imposant une peine de 18 mois.

La Couronne avait suggéré quatre années; la Défense, 12 mois à purger dans la collectivité.

La juge Carol Saint-Cyr a cependant été dure dans le texte de son jugement. Mme Thibault a été forcée de voir la réalité bien en face. Il est triste de constater que cette dame, qui a assumé cette haute fonction cérémoniale, n'ait jamais été en mesure de reconnaître ses torts et n'a pu afficher la sagesse qui devrait normalement venir avec son âge. Elle a multiplié les tactiques dilatoires, allant jusqu'à prétendre que comme la Reine qu'elle représentait, elle était au-dessus des lois...

Son avocat a l'intention de porter la décision en appel. Devant cette mauvaise foi qui se poursuit, la Couronne serait tout aussi justifiée de le faire!

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