Reculs et résultat

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Le dossier d'un nouvel amphithéâtre à Gatineau est jonché d'obstacles.

Si Maxime Pedneaud-Jobin a démontré un certain leadership après son élection dans l'espoir de régler cet interminable litige, rien n'a avancé depuis plusieurs mois. Au contraire, il y a eu des dommageables reculs.

Un premier recul a été le message que les Olympiques n'étaient pas si importants que ça pour la Ville de Gatineau.

Comme si plus de quatre décennies d'une glorieuse histoire au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ne comptaient soudainement plus. La possibilité que l'équipe pourrait déménager a fait le tour du Québec et des Maritimes. Le maire ne s'est pas fait rassurant du tout face à l'avenir des Olympiques en Outaouais. Cela a envoyé un regrettable message négatif.

Maxime Pedneaud-Jobin est le premier défenseur de la Ville de Gatineau et de ses contribuables. Il a bien fait de fermer la porte à la construction d'un nouvel aréna dont la facture dépassait les 70 millions $, quand le budget prévu tournait autour de 55 millions $. Même en considérant la subvention de 26,5 millions $ de Québec, le solde à payer par les Gatinois était tout simplement trop élevé pour le centre multifonctionnel qui était envisagé. Une approche plus positive aurait été souhaitable.

Lorsque les plans de cet amphithéâtre de nouvelle génération se sont évaporés, le maire a laissé entendre que l'argent de Québec pourrait être utilisé pour rénover le parc d'arénas municipaux qui en ont bien besoin. Il s'agissait d'un leurre qui ne pouvait être pris au sérieux. M. Pedneaud-Jobin s'est vite fait rappeler à l'ordre, comme l'a révélé LeDroit dans son édition de vendredi. Il y a trois semaines, le cabinet du ministre des Affaires municipales précisait justement que la somme de 26,5 millions $ ne pouvait servir à revamper des arénas de quartier, même s'ils n'en avaient bien besoin, mais devait spécifiquement être consacrée à la construction d'un nouveau domicile pour les Olympiques de Gatineau.

Il s'agit d'un second recul dans le dossier.

On pourrait aussi ajouter dans cette liste les discussions que Gatineau a tenus avec l'ex-Olympique Luc Robitaille et la société de gestion d'événements AEG. Le dossier a gelé avant de dérailler totalement. Et retour à la case départ. Mais le maire Pedneaud-Jobin pourrait finir par tirer son épingle du jeu, et les contribuables gatinois aussi. Grâce à deux partenaires inespérés il y a quelques mois à peine, Vision Multisports Outaouais et les Sénateurs d'Ottawa.

Vision Multisports est la société à but non lucratif qui gère le complexe sportif Branchaud-Brière. Elle est présidée par l'ex-entraîneur de hockey Alain Sanscartier. Vision Multisports pourrait profiter de la subvention de Québec et emprunter les 20 ou 25 millions $ qui manquent pour construire deux patinoires dont une avec 5000 sièges, et peut-être plus encore. Cela n'aura pas l'ampleur d'un centre multifonctionnel, cela aura plus l'air d'un gros rectangle de métal mais entre les besoins des Olympiques, ceux de la population et un budget restreint, il faut trouver un équilibre... fonctionnel.

Quant aux Sénateurs, ils ont déjà doté Ottawa de trois patinoires dans une formule de société à but non lucratif. Ils pourraient faire de même avec Gatineau, courtoisie du club de la LNH. L'objectif souhaité donc.

Tout n'est pas ficelé. Le maire de Gatineau peut encore virer ce fiasco en succès. Tous l'applaudiront, peu importe le processus et les reculs en chemin.

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