Essentiel, le privé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Autre bras de fer entre la Ville de Gatineau et les Olympiques, cette semaine: la population devrait en avoir l'habitude depuis le temps que le dossier sur l'avenir de l'aréna Robert-Guertin stagne...

Alors quand Norman MacMillan, le président du comité de sauvegarde du club, annonce un plan d'ici une semaine, personne ne doit rêver qu'il réglera tout d'un trait. Le fossé qui sépare la Ville de son club de hockey junior majeur est tel, ces jours-ci, que nous ne sommes pas près d'une solution!

D'un côté, la Ville de Gatineau a fait son nid. Elle a tout tenté pour sauver son centre multifonctionnel, mais aucun entrepreneur n'est disposé à le bâtir pour moins de 63,5 millions de dollars. Rien en bas de 70, ou même 74, millions de dollars. Le rejet de cette option était la chose à faire, les finances publiques ne permettant pas qu'on dépense autant pour cette infrastructure, aussi nécessaire soit-elle.

Trois mois plus tard, après l'intermède infructueux du partenaire potentiel AEG, l'impasse persiste. M. MacMillan a pris le dossier en main mais rien de positif n'en a transpiré jusqu'ici. Nous n'avons qu'assisté à une escalade verbale. M. MacMillan, qui qualifie «de question de vie ou de mort» la participation financière de la Ville de Gatineau à la construction d'un nouvel amphithéâtre, et le maire de Gatineau, qui tente de faire cracher des sous aux actionnaires des Olympiques.

La position de M. Pedneaud-Jobin est peut-être difficile à avaler pour les Olympiques, mais ils devront s'en faire une raison. Il n'est plus question que le gouvernement municipal pompe 35 ou 40 millions de dollars en fonds publics - en plus de la subvention de 26,5 millions de dollars de Québec - pour satisfaire un seul locataire, fut-il aussi prestigieux que les Olympiques de Gatineau. Les autres besoins de la ville sont trop nombreux pour investir une telle somme dans le seul but de conserver une franchise de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), surtout quand les arénas de quartier s'effritent.

M. MacMillan et les actionnaires pour lesquels il travaille devront en venir à la conclusion que l'espoir d'une infusion majeure d'argent par la Ville de Gatineau dans un centre multifonctionnel est mort et enterré. Le plan n'existe plus et les sous se sont envolés.

Ce qui ne signifie pas que toute perspective de solution se soit envolée aussi.

Il y en a au moins une, assez évidente. Mais elle est difficile à accepter par les actionnaires des Olympiques: elle oblige qu'ils participent financièrement à construire cette infrastructure.

C'est difficile à accepter parce que jusqu'à tout récemment, ils anticipaient que la Ville de Gatineau leur offrirait une belle patinoire toute neuve... gratis. Ailleurs dans la LHJMQ, cela a été un modèle courant.

Mais Gatineau pourrait bien être l'endroit où le modèle économique des clubs juniors frappe un noeud. Et où, comme dans les circuits professionnels - et pas plus loin qu'à Ottawa -, les équipes sont tenues d'investir dans leurs amphithéâtres. On n'en est pas à un OBNL comme en rêvent les Olympiques, mais à un modèle bien différent.

Il existe des partenaires potentiels dans une telle aventure financière. Ils ont déjà signifié leur intérêt dans le passé. Les Olympiques et eux doivent revenir à la charge.

Si M. MacMillan dit que la Ville de Gatineau doit être à la table, le secteur privé doit y être tout autant.

C'est une question... de vie ou de mort.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer