Au tour de MacKay

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Les rangs des conservateurs se vident tranquillement. Vendredi, Peter MacKay, le pilier du Parti conservateur dans les Maritimes, a annoncé qu'il ne serait pas sur les rangs pour la prochaine élection, prévue le 19 octobre.

Cette perte est plus symbolique qu'autre chose. On ne peut pas dire que M. MacKay aura été un solide ministre pour son gouvernement, même si son passé et sa présence lui garantissaient une influence au sein du caucus. Son passage au cabinet aura davantage été marqué par une série de gaffes démontrant un certain manque de jugement.

Il y a 15 ans, on a cru Peter MacKay promis à un brillant avenir. Il était jeune, articulé, plutôt beau garçon, dégageant une image de renouveau. Certains percevaient même dans son visage celui d'un Pierre Elliott Trudeau, mais en version de droite.

Il a actualisé tout ce potentiel en prenant la barre des progressistes-conservateurs après Joe Clark. Peu de temps après, il n'a pas hésité à céder le haut du pavé à Stephen Harper pour faciliter un mariage des forces de droite avec l'Alliance canadienne. Cela explique pourquoi le premier ministre lui a fait de tels éloges, hier. Il lui devait au moins cela.

Le départ de Peter MacKay est le 30e à survenir dans le camp des Bleus. C'est presqu'une saignée. John Baird en février, MacKay en mai. À six mois des élections. Cela sent presque la fin d'un régime.

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