Du leadership

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Parfois les problèmes se règlent par eux-mêmes. Mais parfois pas.

Dans le dossier des noms de rues honorant un militant nazi et un eugéniste, le maire de Gatineau a eu amplement le temps de réfléchir depuis que l'affaire a été dévoilée, il y a près de deux ans. Maxime Pedneaud-Jobin semble implorer la patience de tous dans cette affaire, soutenant que « quelques semaines ou quelques mois de plus, ça ne fera pas de changement ».

Certes, il n'y avait pas d'urgence. Aucune vie humaine n'est en péril, l'économie n'est pas mise à mal par ce litige. Il n'y a sur la table qu'un débat d'idées entre ceux qui veulent effacer ce terrible pan de l'histoire, et les citoyens qui se satisfont de garder les noms de leurs rues appelées ainsi il y a plus de 15 ans.

Le maire a eu des mois pour trancher et il ne l'a pas fait.

Aujourd'hui, cette erreur toponymique, faite de bonne foi au départ, a largement dépassé les frontières de l'Outaouais. Elle ternit inutilement la réputation de Gatineau, elle qui a suffisamment de difficulté à prendre sa place dans l'esprit des Québécois.

Tergiverser « quelques semaines ou quelques mois de plus » ne rendrait service à personne. La question ne s'évacuera pas d'elle-même. Elle requiert une dose de leadership, ce dont M. Pedneaud-Jobin ne manque habituellement pas.

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