Statu quo en santé

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Il y a de quoi de se cogner la tête sur les murs. Après 10 ans, le palmarès des urgences reconfirme année après année que l'Outaouais est à la traîne par rapport au reste du Québec, et que les temps d'attente n'ont à peu près pas bougé.

Dix années de règne libéral qui devait corriger cette grande priorité des Québécois. Rappelez-vous les paroles de Jean Charest, le soir de sa première élection, en 2003. Les attentes étaient tellement grandes que certains ont peut-être naïvement cru que des bandes de médecins fraîchement diplômés allaient débarquer dans tous les hôpitaux pour alléger la souffrance des malades. Depuis le grand effort d'équilibre budgétaire sous Lucien Bouchard qui a mis à la retraite des centaines d'infirmières et de médecins, rien n'y fait. Le système de santé ne réussit pas à se redresser.

Nulle part la situation est elle aussi lamentable qu'en Outaouais. Depuis un an, elle s'est dégradée partout, sauf à l'hôpital de Pontiac. Tous les autres établissements (Wakefield, Maniwaki, Papineau, Gatineau et Hull) ont reçu une note plus faible que l'an passé.

Les libéraux ont tenté plusieurs correctifs, incluant un statut particulier pour l'Outaouais. La croissance démographique régionale et l'inévitable exemple et attrait de l'Ontario jouent en sa défaveur.

Un nouveau gouvernement, un nouveau ministre, un train de nouvelles réformes, cela suffira-t-il à virer le paquebot de la santé en Outaouais? En même temps qu'il faut espérer que oui, nous ne pouvons qu'être sceptiques.

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