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La Cour suprême a statué de nette façon sur la prière que certains élus prononçaient avant les assemblées publiques.

La cause avait été portée par Jean Tremblay, le maire de Saguenay, qui en avait fait une croisade personnelle au nom des valeurs traditionnelles du Québec. Au terme d'un débat qui a duré huit ans, il a fait preuve de sagesse en annonçant qu'il n'y aurait plus de prière avant les réunions du conseil. Il demeure en désaccord avec l'arrêt du plus haut tribunal - l'inverse aurait été surprenant et contraire aux valeurs qu'il ne s'est jamais gêné d'exprimer. Mais il obéira au voeu de la cour.

Nous ne pouvons reconnaître une sagesse équivalente chez Paulette Lalande, mairesse de Plaisance et préfète de la MRC Papineau.

Qu'elle ait «un peu de difficulté avec ça», soit. Il y a là une question de valeurs et de traditions dont certains ont de la difficulté à se détacher. Mais qu'elle veuille en référer à ses collègues du conseil relève de l'erreur de jugement, voire de l'entêtement.

Mme Lalande fait fausse route en laissant croire que le conseil «décidera ce qu'on fera», comme s'il pouvait passer outre à la décision de la Cour suprême.

Le conseil de Plaisance n'a pas à étudier longtemps sa marche à suivre. Il peut éliminer la prière. Ou il peut conserver un moment de recueillement pendant lequel chacun est libre de prier en silence, de réfléchir à ses vieux péchés ou d'invoquer le monstre en spaghettis volant. Voilà.

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