Gatineau en 2015

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À Gatineau, l'année 2015 est celle où l'on bat les masques. Nous verrons le visage du maire Maxime Pedneaud-Jobin, les priorités qu'il réussira à mettre de l'avant et le leadership qu'il saura jouer dans des dossiers précis qui, dans certains cas, traînent depuis quelques années.

Cela fait huit ans que la population se fait raconter des histoires sur l'avenir de l'aréna Robert-Guertin, un projet qui a depuis pris le nom de «Centre multifonctionnel». Il y a un an, l'ouverture des soumissions devait marquer un nouveau départ... jusqu'à ce que le conseil municipal voie les chiffres des entreprises de construction. Elles se chiffraient jusqu'à 81 millions$, 18 de plus que les 63,5 millions$ prévus. Le dossier s'est retrouvé devant l'Unité permanente anticorruption.

De nouvelles soumissions seront scrutées à la loupe dans un mois. La ville espère que certains ajustements apportés à l'appel d'offres (un peu moins de béton, un peu plus d'acier, de plus petits contrats pour permettre à plus d'entreprises de miser) abaisseront la facture. La facture totale dépassera quand même les 63,5 millions$ prévus. De combien? Et jusqu'où le conseil ira-t-il au risque de perdre la subvention de 26 millions$ que Québec a déjà promise pour sa construction?

On a vu combien les élus municipaux se sont querellés lorsque le gouvernement de Philippe Couillard a coupé 6,4 millions$ dans ses transferts aux municipalités en novembre: les tensions ont aussitôt refait surface entre ceux qui voient Gatineau comme une grande ville et ceux qui la perçoivent comme une collection de quartiers.

De solides échanges sont à prévoir et les commentaires du conseiller Marc Carrière sur la nouvelle patinoire du ruisseau de la Brasserie augurent mal pour la concorde municipale. Après des années sous Marc Bureau où les lacunes de vision régionale étaient mises en lumière, il est à souhaiter que chaque élu saura regarder au-delà de ses limites de quartier.

Cette année, un rapport indépendant doit enfin faire la lumière sur le Rapibus et la Société de transport de l'Outaouais. Un changement de vocation du Rapibus et des cafouillages répétés ont fait en sorte que le corridor réservé n'a pas amené les économies espérées en temps de transport en commun. La STO a perdu de l'acuité dans sa vision au cours de la dernière décennie et des bouleversements sont à prévoir.

Le troisième grand dossier dont les Gatinois entendront parler en 2015 sera celui des négociations collectives avec les fonctionnaires municipaux. Les échanges ont parfois été difficiles dans le passé, se sont prolongés sur des années dans certains cas. Il reste à voir combien l'administration du maire Pedneaud-Jobin, maintenant bien en selle avec la nouvelle directrice générale Marie-Hélène Lajoie (en relève avec l'énigmatique Robert Weemaes), gérera ce toujours épineux dossier. Ces négociations se feront de surcroît dans l'ombre de la nouvelle loi 3 sur les régimes de retraite. Un portrait amélioré de l'état des régimes à Gatineau, qui est attendu depuis plusieurs semaines, devrait détendre l'atmosphère. Les Gatinois ne partagent pas le portrait des villes de Montréal et de Québec... et c'est tant mieux.

Alors, qui gérera Gatineau? Les hésitants du passé, les adeptes de la vision locale, les rêveurs d'Action Gatineau: bas les masques en 2015!

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