Un message clair

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Un vent de changement a soufflé sur plusieurs municipalités de l'Est ontarien, lundi, et nulle part ailleurs qu'à Clarence-Rockland faut-il souhaiter que l'harmonie revienne à la table du conseil.

Par-delà les retours de Jeanne Charlebois à Hawkesbury et de Conrad Lamadeleine, à Casselman, l'attention se concentrera inévitablement sur Clarence-Rockland, la municipalité la plus à l'ouest des Comtés unis de Prescott et Russell.

Guy Desjardins est passé de conseiller à maire, succédant ainsi à Marcel Guibord. Le vainqueur sera sous observation car cette municipalité de 23 000 habitants avait atteint un niveau de dysfonctionnement inégalé au cours des derniers mois. Il en était devenu presqu'impossible de même tenir une simple rencontre du conseil municipal tellement les tensions étaient vives. Tout débat d'idées pour l'avenir de Clarence-Rockland était devenu impossible parce que la confiance s'était totalement évaporée. Quelques conseillers et plusieurs citoyens faisaient de l'obstruction systématique, menant à une virtuelle paralysie des affaires municipales.

Cet état de choses était profondément regrettable et surtout, grandement préjudiciable à la municipalité. Clarence-Rockland jouit d'atouts importants, en particulier sa situation géographique. Elle est la première agglomération à l'est du territoire d'Ottawa et elle est ainsi placée pour recevoir une grande part des débordements démographiques de la capitale du côté ontarien. En particulier les francophones et francophiles, compte tenu de son histoire fièrement associée à la francophonie de l'Est ontarien. L'inauguration du système de train léger prévu pour 2018, et son prolongement jusqu'au secteur Cumberland, par la suite, préparent le terrain pour une nouvelle phase de développement de Clarence-Rockland au cours de la prochaine décennie. Elle a déjà crû de 18 % depuis 2001 et rien ne semble vouloir l'arrêter. Il était préjudiciable de bloquer tout échange productif à la table du conseil.

La victoire de Guy Desjardins a été nette. Il a obtenu plus du double des voix de M. Guibord, qui a accepté le verdict populaire avec magnanimité. Plus encore : tout le conseil a été renouvelé, à l'exception de Diane Choinière, réélue. Le message est donc clair. Pour M. Desjardins, « les gens ont démontré qu'ils étaient tannés de la chicane. » Il ne croyait pas si bien dire.

Ramener l'ordre et l'harmonie ne sera pas chose facile après les tensions des dernières années. Les attentes seront grandes et la lune de miel, de courte durée. M. Desjardins et ses alliés sont mieux d'avoir un bon plan et la couenne dure pour structurer leur programme électoral et résister aux assauts des impatients. Il faudra comprendre ces derniers et éviter les réactions intempestives, épidermiques.

Guy Desjardins et le nouveau conseil auront besoin de sagesse et de chance. Il faut leur souhaiter une bonne dose des deux.

Le français de Tory

À Toronto, John Tory, a surpris tout le monde en prononçant ses premières paroles à titre de maire... en français. Deux phrases d'un message inclusif à l'instar de la première ministre Kathleen Wynne, lors de sa victoire électorale, le 12 juin dernier.Ces quelques mots sont comme une main tendue à la communauté de langue française. Elle comprend par là qu'il y a dans la Ville Reine un maire qui reconnaît leur présence et leur importance (quoique cela n'a pas paru pendant la campagne électorale, M. Tory ignorant les appels au dialogue de l'ACFO-Toronto).Tristement, certains anglophones l'ont mal pris. Espérons que ce n'est qu'un (autre) phénomène isolé d'intolérance sans conséquence et que John Tory saura voir la lumière de la bonne entente au travers de ce sombre nuage. En attendant, il mérite des félicitations!

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