Le repenti

Partager

Ainsi donc le sénateur conservateur Mike Duffy fait son mea culpa. Il avoue qu'il a «peut-être commis une erreur» en réclamant des milliers de dollars en indemnités de logement dans la capitale nationale... où il habite depuis 30 ans. Il remboursera les 42807?$ qu'il a réclamés à titre de sénateur de l'Île-du-Prince-Édouard qu'il représente à la Chambre haute. Il qualifie de «distraction majeure» toute cette affaire où il fait l'objet d'un audit tout comme ses collègues Patrick Brazeau, Mac Harb, pour les mêmes raisons d'indemnités de logement, et la sénatrice Pamela Wallin pour des frais de déplacement.

Nous acceptons l'acte de contrition du sénateur. Nous ne sommes obligés de compatir à sa détresse. Son interprétation erronée des formulaires de résidence laisse perplexe. S'il y a une appropriation indue des fonds publics, la vérification permettra d'y voir clair. Ces écarts d'«interprétation» sont d'autant plus dommageables qu'ils font un tort immense à l'institution tout en la discréditant dans l'opinion publique.

Mais le mal est fait. Déjà que la crédibilité du Sénat est mal en point et que son utilité est remise en question, il suffit de quelques étourderies pour miner une institution au bord de la crise d'indifférence et protégée par la constitution. Plusieurs sénateurs, comme feu Jean-Robert Gauthier, se sont résolument engagés au service des Canadiens en faisant oeuvre utile et en défendant des causes nobles. Il est dommage que, pour une poignée de dollars, d'autres sénateurs minent impunément la crédibilité de l'institution, si contestée soit-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer