Pas sur la carte

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On peut trouver regrettable, mais pas étonnant, que l'Outaouais n'ait pas été inclus dans les rencontres thématiques qui mèneront au Sommet sur l'enseignement supérieur qui se tiendra à Montréal, à la mi-février. Ainsi ces rencontres auront lieu à Québec, Trois?Rivières, Rimouski et Sherbrooke. Nous, on regardera passer la parade mais nous serons invités à formuler nos revendications aux vraies instances. Nous aurons également droit à une assemblée citoyenne en espérant que cela ne tourne pas à la foire d'empoigne et de défoulement collectif, comme c'est souvent le cas.

Comme ce n'est pas une première fois que Québec lève le nez sur l'Outaouais, tous gouvernements confondus, on serait tenté de ne pas s'en formaliser, de se dire que rien n'a changé et de traîner notre misère d'oubliés des extrémités géographiques du Québec. Ce serait une grave erreur que de baisser les bras à chaque fois qu'on nous oublie ou qu'on nous tient pour acquis.

Or, la problématique du financement de l'éducation supérieure en région fait l'objet d'une véritable mobilisation depuis plusieurs mois en Outaouais. L'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur soulève une problématique importante de financement, d'offre de programmes, de fréquentation de nos institutions et d'accès aux études supérieures.

Dans sa déclaration de principes, l'Alliance affirme d'ailleurs, et à très juste titre, que « Nous, acteurs économiques de l'Outaouais, désirons que notre région évolue au même rythme que sa croissance démographique et cesse enfin d'être la région la plus négligée de la province tant au niveau du financement universitaire que de ses programmes et infrastructures d'enseignement supérieur. »

Ces mots doivent résonner à Québec, qu'importe notre députation du même bord, qu'importe notre proximité d'Ottawa.

D'autre part, faudra réconcilier les revendications de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur avec ce Bulletin statistique, préparé par le ministère de l'Éducation, et qui démontre que les universités québécoises ne seraient pas sous-financées. Elles ont les mêmes revenus par étudiant et dépensent davantage pour chaque étudiant que celles du reste du pays.

Ce sont là des affirmations auxquelles il faudra apporter un éclairage outaouais si nous voulons que nos revendications demeurent crédibles et que nous obtenions notre place sur la carte de l'éducation au Québec.

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