Un silence peu édifiant

Pierre Allard
Le Droit

Avec des amis comme le député Guy Lauzon, les Franco-Ontariens n'ont pas besoin d'ennemis.

Invité à commenter le conflit entourant les services en français à l'Hôpital communautaire de Cornwall, le député de Stormont-Dundas-Glengarry (qui inclut la région de Cornwall) n'a même pas eu le courage d'offrir à ses concitoyens francophones quelques mots d'encouragement, de soutien, de solidarité.

Ce n'est pas mon dossier, dit-il. Ce n'était pas non plus celui de son collègue Royal Galipeau, qui n'a pourtant pas craint d'y aller avec un commentaire énergique.

C'est à se demander pourquoi certaines personnes présentent leur candidature aux élections. N'est-ce pas justement pour s'engager, pour prendre position, pour défendre des idées et des principes ? Que doit-on comprendre du silence du député Lauzon ?

Qu'il a peur d'offenser ses électeurs anglophones, ou pire, qu'il s'oppose en réalité aux revendications des francophones ? Vivement qu'il prenne une position claire.

Son « sans commentaire » actuel n'a rien d'édifiant.

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