Cha-cha-cha à la gatinoise

Les derniers temps n'ont pas été faciles pour... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Les derniers temps n'ont pas été faciles pour le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Jean Gagnon
Le Droit

ÉDITORIAL / Depuis des semaines, il ne se passe pas une seule journée sans qu'un conseiller municipal indépendant ne prenne la plume ou la parole pour dénoncer les agissements du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Lundi, c'était au tour des élus Louise Boudrias et Marc Carrière. Ce dernier a crié à l'iniquité en constatant que son nom était absent d'un communiqué de presse portant sur un projet devant voir le jour dans son propre district, rien de moins. La semaine dernière, les conseillers Maxime Tremblay et Jocelyn Blondin ont rabroué le maire sur plusieurs fronts, notamment celui des frais de croissance. Sans oublier Sylvie Goneau, qui questionne à peu près toutes les décisions de Maxime Pedneaud-Jobin, et Mike Duggan.

Il est vrai que le maire Pedneaud-Jobin ne brille pas particulièrement ces temps-ci. Dans le dossier des frais de croissance que la Ville veut enfoncer de force dans la gorge des promoteurs immobiliers, son administration a reçu une cinglante rebuffade en Cour supérieure qui a donné raison à l'Association des professionnels en construction et habitation du Québec (APCHQ). 

En démantelant subito presto le camping pour itinérants, implanté sur les berges du ruisseau de la Brasserie, à la suite de la sauvage attaque au couteau perpétrée la semaine dernière sur une adolescente de 16 ans, le maire a laissé l'impression d'agir en réaction à cet événement. Jusque-là, il n'avait pourtant jamais soulevé, du moins publiquement, son intention de mettre un terme à cette expérience dite pilote.

Le tableau n'est pas plus rose dans le dossier du 150e anniversaire de la Confédération. Le maire Pedneaud-Jobin a mis tous ses oeufs dans un même panier, celui de la présentation des Mosaïcultures sur le site du parc Jacques-Cartier. Or, Patrimoine canadien n'a toujours pas accordé un sou pour la tenue de cette festivité prévue à l'été 2017.  

Et il y a toujours le sempiternel dossier du remplacement du vétuste aréna Guertin qui stagne depuis au moins 10 ans, bien qu'une subvention provinciale de 26 millions $ est mise à la disposition de la municipalité depuis des lunes.

Dans tout ce cha-cha-cha politique gatinois, la question n'est pas de savoir qui à tort et qui a raison. Les détracteurs de Maxime Pedneaud-Jobin, comme ceux qui vilipendaient son prédécesseur Marc Bureau, ont certes des motifs de mécontentement suffisants pour exprimer leur dissidence.

Cependant, force nous est de constater que cette valse à mille temps imposée par les adversaires d'Action Gatineau, le parti politique du maire, n'a pour seul but que d'assombrir l'auréole de crédibilité qui illumine de moins en moins le premier magistrat.

Il est vrai que ce dernier tarde à livrer des résultats. De toute évidence, son acharnement à vouloir moderniser le modèle de gouvernance de la quatrième ville en importance au Québec l'aura obligé à s'éloigner des enjeux qui font la Une des journaux, radios et télévision. Auprès de l'opinion publique, il n'y a rien de sexy à parler de gouvernance, ni de votes à gagner d'ailleurs.

Le contribuable est en droit de se demander si une majorité d'élus travaillent véritablement à améliorer les services offerts aux Gatinois. Ou si, au contraire, seules leurs ambitions et velléités politiques les intéressent. 

Si tel est le cas, les 20 prochains mois risquent d'être fort longs pour les citoyens qui s'attendent à autre chose de leurs élus.

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