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Jean Gagnon
Le Droit

Plusieurs croyaient que tout était réglé lors de l'adoption, en 2007, de la loi obligeant la tenue d'élections fédérales à date fixe.  Finis les savants calculs politiques autour de la date du scrutin fixée par le parti au pouvoir selon son humeur et au gré des sondages. En connaissant à l'avance la date du prochain scrutin, toutes les formations politiques se retrouvaient au même moment sur la même ligne de départ, peu importe si le vent électoral leur était favorable ou pas.

Si Stephen Harper donne suite aux rumeurs, la campagne électorale débutera dimanche ou lundi. Et elle s'éternisera pendant presque... 80 longs jours.

M. Harper tentera de nous faire croire que son principal souci est de permettre aux électeurs canadiens de bien s'informer.

Il doit pourtant savoir que ce qui était nécessaire dans le passé ne l'est plus maintenant. Nous sommes loin de l'époque où les déplacements en calèche commandaient la tenue de longues campagnes électorales. Aujourd'hui, les médias traditionnels et sociaux permettent de communiquer la nouvelle dans la minute qui suit. Les chaînes d'information en continu retransmettent l'information 24 heures par jour.

Absolument rien, outre des considérations partisanes, ne peut expliquer la tenue d'une campagne qui sera inutilement longue, qui coûtera plus cher. Et ce sont les contribuables canadiens qui feront les frais de son cynisme, eux qui auront à débourser des dizaines de millions de dollars supplémentaires.

Un tel gaspillage de fonds publics n'est pas justifié, surtout pas venant d'un homme qui a fait de la responsabilité économique l'une de ses cartes maîtresses pour séduire l'électorat.

Le Parti conservateur de M. Harper a choisi de jouer la carte stratégique. Plus riche que ses principaux adversaires libéral et néo-démocrate, il parvient du même coup à limiter la portée des actions que voudront porter contre lui les syndicats et groupes de pression qui ont bien des choses à lui reprocher.

Faire durer la campagne électorale plus qu'à l'habitude ne favorise qu'un seul parti: celui du chef du gouvernement. En procédant à un appel au peuple dès dimanche ou lundi, le premier ministre du Canada viendrait ainsi renier l'esprit même de la loi qu'il a fait adopter il y a à peine huit ans.

Vivement une autre révision de la loi électorale qui limiterait la durée de la campagne à environ 40 jours.

Agwàtà

Par les temps qui courent, rares sont les projets qui se réalisent à Gatineau, encore moins ceux qui font l'unanimité. Mais voilà qu'Agwàtà, le spectacle aquatique présenté sur le ruisseau de la Brasserie, en plein coeur du centre-ville, réussit ce tour de force.

Preuve de son succès, les gradins sont pleins à chacune des représentations et les commentaires entendus sont élogieux. Reste à améliorer la structure d'accueil et à bonifier sa durée.

Cet événement ne se contente pas d'être populaire, il se veut aussi éducatif. Il retrace un pan de l'histoire de l'Île-de-Hull pour le bénéfice des Gatinois et des visiteurs.

Ce n'est certes pas le «wow» tant recherché par les autorités municipales et touristiques, mais on s'en approche. Agwàtà possède les ingrédients qu'il faut pour penser construire autour de lui.

Il ne fait pas de doute que cet événement mérite d'être reconduit l'an prochain, en version allongée.

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