Pour que le hockey reste au musée...

Mike Wilson a consacré une grande partie de... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Mike Wilson a consacré une grande partie de sa vie à collectionner des chandails, des rondelles, des bâtons et d'autres items qui ont marqué l'histoire du hockey.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / Une exposition permanente dédiée au hockey dans la région d'Ottawa-Gatineau ? Une aile du Musée canadien de l'histoire (MCH) dédiée au sport national des Canadiens ?

Ce serait absolument phénoménal.

L'idée n'est pas la mienne. Elle a été lancée vendredi matin par un grand collectionneur nommé Mike Wilson.

L'homme de Toronto a consacré une grande partie de sa vie à collectionner des chandails, des rondelles, des bâtons et d'autres items qui ont marqué l'histoire du hockey. Il possède des items qui ont appartenu à Wayne Gretzky, aux frères Barilko, à Tim Horton... Il a conservé une des portes du vestiaire du vieux Maple Leafs Garden.

Mais voilà. L'heure de la retraite approche. En préparant sa succession, il a décidé de céder une grande partie de sa collection au MCH. Ça lui fait mal au coeur de se séparer de tout ça. « Mais il faut que ça se fasse », confiait-il, un peu émotif, vendredi matin.

M. Wilson et sa partenaire Debra Thuet ont pris plaisir, au fil des ans, à recevoir des centaines de visiteurs dans leur sous-sol transformé en mini-musée. « Ce qui est génial, c'est que les items amassés rappellent des souvenirs à tout le monde. Chacun finit par me raconter sa petite histoire qui est reliée au hockey », dit M. Wilson.

Ils ne faudrait surtout pas que ses joujoux, une fois devenus artefacts, passent les prochaines décennies dans des entrepôts.

Les collectionneurs ont pensé à tout.

L'est du Canada abrite déjà le Temple de la renommée du hockey. « Le Temple raconte l'histoire du hockey international. Il s'intéresse beaucoup à la LNH, à ses trophées. Je pense qu'il y a de la place pour un musée qui traite de l'importance du hockey dans la culture et l'identité du Canada », dit M. Wilson.

« Le Musée de l'histoire pourrait un peu s'inspirer des musées de la Smithsonian Institution », précise-t-il.

Créer une exposition permanente ne se fait facilement. Il faut trouver de l'espace. Au besoin, il faut en créer. Les coûts reliés à une telle aventure peuvent être assez élevés.

Encore une fois, M. Wilson offre une réponse.

« Une banque vient de payer 800 millions $ pour obtenir le privilège d'apposer son nom sur un aréna de hockey à Toronto. Dans ce contexte, je suis convaincu qu'on peut trouver des partenaires privés qui seraient intéressés à nous accompagner et nous soutenir dans ce projet. »

Mike Wilson et Debra Thuet ont déjà collaboré avec le MCH. Ils ont prêté plusieurs artefacts à la surprenante exposition temporaire Hockey qui tient l'affiche depuis le mois de mars.

D'ailleurs, cette exposition a été vue par plus de 154 000 visiteurs, à ce jour. En plein été, ça nous paraît gros. Ça nous laisse surtout croire qu'une exposition permanente viendrait répondre à un besoin dans la région.

Un porte-parole du MCH est venu tempérer les ardeurs, vendredi. Il nous a d'abord expliqué que le premier objectif de son équipe consistait à faire voyager Hockey. Lorsque l'exposition quittera l'Outaouais, elle se dirigera d'abord vers Montréal. Elle doit s'installer à Pointe-à-Callière en novembre. Un partenariat vient d'être établi avec un musée du Manitoba. L'expo devrait voyager vers les Prairies en 2018.

Mais pour la suite des choses ? Dans une capitale reconnue pour ses musées, n'y aura-t-il pas de place pour le hockey ?

« Nous sommes toujours ouverts aux discussions », nous a-t-on répondu.

Je parie que M. Wilson, un homme doté d'une belle énergie, ne lâchera pas le morceau.

Il sera d'ailleurs au MCH samedi matin pour y donner une conférence et rencontrer les visiteurs.




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