Beauchamp obtient sa chance

Anthony Beauchamp des Olympiques de Gatineau... (PATRICK WOODBURY, Le Droit)

Agrandir

Anthony Beauchamp des Olympiques de Gatineau

PATRICK WOODBURY, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / Anthony Beauchamp est un jeune homme chanceux. La vie vient de lui offrir une seconde chance.

Tout compte fait, il s'agit possiblement de sa troisième chance. De sa quatrième, même.

D'une façon ou d'une autre, c'est l'opportunité qu'il ne peut simplement pas se permettre de rater.

Pendant deux ans, entre 2014 et 2016, il a tenté sans grand succès de s'établir à Baie-Comeau, chez les Drakkar.

Il croyait bien qu'il obtiendrait enfin sa chance, l'automne dernier, au Cap-Breton. Pas de chance. Le retour inattendu de Pierre-Luc Dubois chez les Screaming Eagles lui a coûté sa place dans le top-6.

Il a fini la saison en remplissant les filets... à Buckingham, avec les Flames de la Ligue junior AAA du Québec.

La troisième « chance » lui a été offerte à la fin de l'été, par les Olympiques de Gatineau. Il était heureux de rentrer à la « maison ». Il est originaire de Thurso.

Encore une fois, ça n'a pas fonctionné. Au beau milieu d'un interminable camp d'entraînement, Éric Landry et ses adjoints ont déterminé qu'il n'y avait pas de place pour lui.

Les raisons de ce renvoi sont nébuleuses et elles vont sans doute le rester. Parce que Beauchamp est de retour. Et il a marqué trois buts à ses quatre derniers matches hors-concours.

« C'est le fun. C'est positif. Je suis revenu ici grâce au ballottage. Connaître du succès, c'est bon pour ma confiance. Éric essaie de travailler avec moi là-dessus. Faut que je crève ma bulle du junior majeur. Ça n'a pas bien fonctionné pour moi dans les dernières années », reconnaît-il.

Ça pourrait être différent, cette année.

« Il faut que je garde ça simple », se répète le joueur qui fêtera ses 19 ans le mois prochain.

Beauchamp sait qu'il possède les outils pour réussir. Il sera un des plus rapides patineurs au Vieux-Bob, cet automne. Ses lancers sont vifs et précis. À cela s'ajoute l'expérience. Il a 19 ans. À défaut d'avoir réussi à trouver sa place, il connaît désormais assez bien le petit monde de la LHJMQ.

« Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un beau chemin tracé devant lui. On ne se rend pas tous du point A jusqu'au point Z facilement », se répète Beauchamp, ces jours-ci.

Son ancien coach au Cap-Breton, Marc-André Dumont, lui a dit quelque chose qui allait en ce sens, récemment, tout en lui souhaitant bonne chance pour la prochaine saison.

« Marc-André me dit qu'il n'est jamais trop tard pour ceux qui font les choses de la bonne façon. »

« Il doit bien y en avoir d'autres, des gars qui ont atteint la LNH après avoir évolué dans le junior AAA à 18 ans... »

Beauchamp aura besoin d'un coup de pouce. Pour atteindre le prochain niveau, il devra trouver une façon de se faufiler parmi les attaquants les plus utilisés à Gatineau en début de saison.

Il est chanceux. L'attaque ne sera visiblement pas le point fort des Olympiques, surtout si Vitalii Abramov poursuit sa carrière ailleurs qu'en Outaouais.

Il est doublement chanceux. Éric Landry se retient pour l'instant de former des trios offensifs et des trios défensifs. Il mise sur une attaque équilibrée. Ça signifie, en outre, que chacun aura la chance de gagner sa place et d'améliorer son sort dans les premiers mois de la saison.

Le coach me l'a encore répété, mardi matin. « Je dis toujours la même chose aux joueurs. Quand on prépare le lineup, quand on met les gars sur la glace, on se fie à ce qu'on voit. Nous ne nous fions jamais aux réputations. Ceux qui jouent bien vont toujours en profiter. »

« On va me donner ma chance, constate Beauchamp. C'est à moi de la saisir. »

Une autre nouvelle, en vitesse, du Centre Robert-Guertin. Lors de notre passage, Mathieu Bellemare était sur la patinoire. Il a participé à la séance d'entraînement au grand complet. C'était sa deuxième, cette semaine.

Il fait dire que tout se passe bien. Il se sent bien. L'autre bonne nouvelle, avec ce camp d'entraînement qui s'étire, c'est qu'il lui reste encore du temps.

Il reste près de 10 jours à écouler avant le match inaugural de la saison régulière.

Si tout va bien, Bellemare devrait faire partie des 20 joueurs qui seront en uniforme, le 22 septembre, à Victoriaville.

Sera-t-il devant le filet ou au bout du banc ? C'est une question pour un autre jour.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer