Au moins, il faisait beau

La situation n'est pas rose chez les Sénateurs,... (Martin Roy, Le Droit)

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La situation n'est pas rose chez les Sénateurs, mais Cody Ceci et Mark Stone profitaient du beau temps, lundi au tournoi de golf de l'équipe.

Martin Roy, Le Droit

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On est chanceux. Afin de parler de la saison qui approche, Pierre Dorion a rencontré les journalistes à deux reprises au cours de la dernière semaine.

Jeudi dernier, à Kanata, le directeur général des Sénateurs essayait de minimiser l'impact qu'aura le départ de Marc Méthot. « Nous avons perdu le partenaire d'Erik Karlsson. Nous n'avons pas perdu Karlsson. C'est très différent », a-t-il insisté.

Ce lundi, avant de s'élancer sur les allées Royal Ottawa, c'était un peu moins drôle. Karlsson venait lui-même de nous annoncer qu'il aura besoin d'au moins deux semaines de plus avant de chausser les patins. Son début de saison est, à toutes fins pratiques, compromis.

Les Sénateurs ont officiellement perdu le partenaire de Karlsson... et Karlsson lui-même.

Dorion s'efforce de conserver le même ton encourageant. Au fond, on ne s'attend à rien de moins de sa part.

Le bon DG dit que l'absence de Karlsson offre une opportunité à tous les autres défenseurs de l'organisation. « Nous avons entre 27 et 28 minutes par match à offrir à celui ou ceux qui voudront saisir l'opportunité », a-t-il proclamé.

Il s'est ensuite nommé tous les défenseurs numéro cinq, six ou sept de l'organisation. Ils auront tous la chance d'améliorer leur sort dans les prochaines semaines.

Dans son discours ultra optimiste du début de la saison, Dorion assure que Karlsson peut prendre tout le temps qu'il veut pour bien guérir. Une saison de hockey, qu'il dit, c'est un marathon. Pas un sprint.

Les habitués de cette chronique excuseront mon pessimisme. Dorion a raison. Quatre-vingt-deux parties, c'est un marathon. Sauf qu'un bon départ peut faire une grosse différence, dans un marathon. La liste d'équipes qui ont gâché leur saison en connaissant un mois d'octobre pourri, au cours des dernières années, est encore plus longue que la liste de défenseurs qui tenteront de remplacer Karlsson et Méthot à Ottawa cet automne.

Les « 27 à 28 minutes » à combler sont celles de Karlsson. Même si son temps d'utilisation a été réduit, l'an dernier, le capitaine est demeuré le joueur le plus utilisé par Guy Boucher.

Méthot, lui, passait près de 20 minutes par match sur la glace. De grosses minutes, quand on pense qu'il ne jouait pratiquement jamais lors des attaques massives.

J'appréhende un début de saison difficile pour les Sénateurs. Si je me laissais aller, j'irais jusqu'à dire que la saison 2017-18 au grand complet pourrait être pénible.

Je devrais me garder une petite gêne. Essayer de voir la vie du bon côté.

Il faisait beau et même un peu chaud, lundi matin, au Royal Ottawa.

Alexandre Burrows l'a dit. « C'est déjà bon signe. Dans les dernières années, à Vancouver, il pleuvait presque systématiquement lors de la journée du tournoi de golf des Canucks. »

Le maître de cérémonie qui a officiellement lancé le tournoi de golf a lui aussi parlé de la météo. Après l'été de misère que la région de la capitale fédérale vient de connaître, a-t-il souligné, les Sénateurs peuvent se compter chanceux.

On peut donc dire qu'au terme du premier jour, c'est relativement bien parti. On verra bien comment se dérouleront les choses dans les prochaines semaines.

On m'accuse parfois d'être pessimiste, mais c'est loin d'être mon unique défaut. Ni mon pire. Il paraît que je suis aussi d'une belle naïveté, des fois.

Un exemple ? Bobby Ryan. J'ai très envie de croire en lui.

J'ai envie de croire en ce que nous dit Ryan.

Lundi, l'attaquant le mieux rémunéré chez les Sénateurs nous a juré qu'il compte reprendre là où il a laissé. Il veut continuer d'être celui qui a dominé les séries éliminatoires. Il veut être celui sur qui on peut compter. Il veut faire oublier le joueur effacé qu'on ne remarquait presque pas en saison régulière.

Il nous l'a répété. « L'an dernier, j'ai mis beaucoup de temps à trouver ma place au sein de l'équipe. Le système de jeu avait changé. Je n'ai pas tout de suite compris ce que je pouvais faire pour aider. Les choses ont cliqué au bon moment. Je m'attends à connaître une bonne saison. Je ne vivrai plus de passages à vide comme lors des dernières années. »

J'ai envie de le croire.

Le problème, c'est que j'ai souvent eu envie de le croire lors des années passées.




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