Une place pour Henry Burris

Un hommage sera rendu à Henry Burris jeudi... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Un hommage sera rendu à Henry Burris jeudi soir. Durant une cérémonie spéciale, le maire d'Ottawa Jim Watson lui remettra une clé de la Ville.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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CHRONIQUE / C'est la saison des pools et des ligues de fantasy football de la NFL. Dans le vestiaire du Rouge et Noir, comme dans n'importe quel environnement de travail qui se respecte, les boys se sont récemment réunis pour procéder à leur repêchage.

« Même si nous prenons ça très au sérieux, nous sommes très civilisés. Le repêchage a duré quatre heures. Il y a eu trois ou quatre interruptions, à peine, pour séparer des gars qui se bagarraient », racontait Antoine Pruneau, mercredi.

C'est une blague.

Il n'y a pas réellement eu d'échanges de coups de poing.

La ligue de fantasy football du Rouge et Noir a cependant a toutefois une particularité, très sérieuse, qui mérite d'être soulignée.

Dix-huit équipes sont inscrites, cette saison. La plupart sont administrées par des joueurs. Deux ou trois employés de soutien - soigneurs et préposés à l'équipement - se sont greffés au groupe.

Il y a également un intrus. Un ancien. Henry Burris, pour ne pas le nommer.

On m'a expliqué qu'il était le fondateur de la ligue et qu'il avait joué le rôle de commissaire au cours des trois dernières saisons. On ne se débarrasse pas d'un commissaire comme on veut.

On m'a aussi dit qu'il a tout gagné, l'an dernier. Le champion doit forcément obtenir une chance de défendre son titre.

SirVincent Rogers a sans contredit été celui qui m'a le mieux résumé l'affaire.

« Hank a vécu dans ce vestiaire. Il a fait partie de tout ce que nous avons construit. Même s'il est aujourd'hui à la retraite, il continue d'appartenir à notre équipe. »

« Et puis, de toutes façons, c'est juste une ligue de fantasy football. Il n'y a pas d'argent en jeu, rien du genre. Pour des choses comme ça, c'est bon d'avoir Hank dans les parages. »

En cette semaine spéciale, ça vaut la peine de parler de tout ça.

Pour une raison qui m'échappe, on a choisi d'attendre la rentrée scolaire pour rendre hommage au jeune retraité du sport.

La fête débutera jeudi soir. Durant une cérémonie spéciale, le maire d'Ottawa Jim Watson lui remettra une clé de la Ville.

Ce n'est pas une mince affaire. Sauf erreur, Daniel Alfredsson a été le seul autre athlète à être honoré de la sorte au cours de la dernière décennie.

On fêtera ensuite Burris au stade, samedi. Une petite cérémonie est prévue au centre du terrain, à la mi-temps du match opposant le Rouge et Noir aux Tiger-Cats de Hamilton.

On peut toujours le voir à la télé, cinq matins par semaine. Il continue d'animer l'émission matinale régionale CTV Morning Live à Ottawa.

On peut régulièrement l'entendre parler de football à la radio, sur les ondes de TSN 1200.

Il est partout. Toutes les portes lui sont ouvertes.

Il reste un endroit, possiblement, où on ne le veut pas. Burris fait toujours partie de l'équipe... mais pas complètement.

« Il est notre chum, encore. Quand on le voit, on prend une bière. On ne parle plus nécessairement de ce qui se passe dans l'équipe. On se raconte de bons souvenirs. C'est moins business qu'avant, mettons », indique Patrick Lavoie.

Burris trouve quand même le moyen de se faire entendre. Sa série de tweets lancés cet été alors que le Rouge et Noir accumulait les défaites a laissé ses traces. On sent que certaines personnes, au sein de l'organisation, lui pardonnent difficilement cette sortie.

Force est de reconnaître, toutefois, que le Rouge et Noir a recommencé à gagner. L'équipe a remporté trois matches sur quatre depuis la sortie de son ancien leader.

Ça faisait un certain temps que je n'avais pas eu à travailler à la Place TD. J'ai pris le temps d'arrêter à la boutique de souvenirs, mercredi matin, avant de me rendre sur le terrain pour assister à l'entraînement.

Bonne nouvelle. Les gaminets de la campagne d'inclusion et de tolérance de la LCF sont arrivés.

Vous avez peut-être raté cette histoire. Le mois dernier, dans la foulée des disgracieux incidents de Charlottesville, les bonzes du football canadien ont saisi la balle au bond. « Diversité est synonyme de force », peut-on lire à l'avant de chandails qui ont été envoyés dans les neuf villes de la ligue.

À l'arrière, on a inscrit les noms de 32 joueurs, entraîneurs et autres personnages bien connus aux origines diverses qui ont marqué l'histoire du circuit.

J'ai eu un petit sourire quand j'ai lu celui de Joe Paopao - possiblement la seule personne qui nous rappelle de bons souvenirs quand on se remémore la triste histoire des défunts Renegades.

Les gaminets coûtent une vingtaine de dollars.




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