Qui sauvera les Jeux de 2019 ?

Les Finales provinciales, quand on y pense, sont... (Archives, Le Quotidien)

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Les Finales provinciales, quand on y pense, sont un peu comme les « partys des Fêtes » pour la grande famille des Jeux. Chaque année, les cousins de tous les coins de la province se réunissent. Chacun se charge, à son tour, d'héberger la visite.

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CHRONIQUE / Je l'ai déjà dit, souvent. Je ne le dirai jamais assez souvent. J'aime les Jeux du Québec. Pour moi, il s'agit de la plus belle invention du gouvernement provincial.

Un programme qui permet le développement du sport et des saines habitudes de vie auprès la jeunesse. Un programme qui donne la chance aux athlètes de voyager dans des coins de leur pays qu'ils n'auraient autrement jamais visité. Un programme qui invite à la persévérance, au dépassement et qui favorise - par la bande - le développement du sentiment de fierté et d'appartenance à sa région.

Que du bon.

Pourtant, à l'aube de ses 50 ans, le programme des Jeux démontre des inquiétants signes d'essoufflement.

Il n'a pas été facile de trouver un milieu hôte pour la Finale provinciale de l'été 2018. Le maire de Thetford Mines a un peu sauvé la mise en levant la main au dernier moment.

Le même problème se pointe pour ce qui est de la Finale hivernale de 2019. La ville ou la MRC qui se chargera de tout organiser devrait normalement être connue. Ce n'est pas le cas. Les dirigeants de Sports Québec négocieraient en ce moment avec deux groupes qui seraient capables de se mobiliser très rapidement.

« À l'heure actuelle, je dirais que nous sommes très confiants que tout va se régler dans les temps. Nous devrions être capables de présenter une finale qui sera à la hauteur de ce à quoi nous sommes habitués », m'a confié une porte-parole, Michèle Demers, plus tôt cette semaine.

Tous ne partagent malheureusement pas son optimisme.

J'ai aussi discuté avec d'autres intervenants qui se préparent au pire. Pour la première fois depuis longtemps, les Jeux du Québec pourraient être contraints de « prendre une pause ».

Ce serait fort dommage. Ça priverait 3000 enfants et adolescents d'une expérience de vie enrichissante et, dans bien des cas, unique.

Sports Québec se fait rassurant. Les difficultés rencontrées dans la recherche de milieux hôtes seraient temporaires.

« C'est un programme qui fait partie de l'ADN des Québécois dans le milieu du sport. Il va s'adapter. Il va évoluer », récite Mme Demers.

Encore une fois, on se croise les doigts.

La problématique actuelle, qu'elle soit temporaire ou non, offre aux différents acteurs du sport et de la jeunesse une opportunité de réfléchir. Organiser un événement d'envergure n'est pas simple. Ça nécessite de gros investissements. Du temps. De l'argent. Des ressources humaines et physiques.

Un peu comme les Jeux olympiques, dont ils s'inspirent, les Jeux du Québec devront probablement trouver des moyens de se réinventer avant d'entreprendre un nouveau cycle d'une cinquantaine d'années.

Et l'Outaouais pourrait en profiter.

Selon ce qu'on a pu comprendre, Gatineau ne sera pas la grande héroïne qui sauvera les Jeux du Québec de 2019. La Ville préfère attendre un peu.

Pourtant, son tour serait venu.

Les Finales provinciales, quand on y pense, sont un peu comme les « partys des Fêtes » pour la grande famille des Jeux. Chaque année, les cousins de tous les coins de la province se réunissent. Chacun se charge, à son tour, d'héberger la visite.

L'Outaouais a organisé deux des 53 premières finales. Chaque fois, il s'agissait de rendez-vous estivaux.

Je me souviens d'avoir interviewé les deux têtes dirigeantes de la Finale de 2010, Gilles Picard et Marie-Hélène St-Onge. Au moment de dresser le bilan, ils étaient évidemment essoufflés.

« Ces Jeux nous ont donné le momentum. On pourrait donc aller chercher d'autres événements. Ce serait effectivement super-intéressant, mais il faut respecter la capacité de notre milieu », m'avait dit la directrice générale.

Elle parlait notamment du milieu corporatif régional, qui avait été très sollicité.

Il a eu le temps de souffler, depuis.

On murmure que la quatrième plus grande ville au Québec pourrait se laisser tenter pour 2023. Ce serait logique. Un Guertin tout neuf pourrait accueillir tous les sports de glace. Dans le Complexe-sportif-pas-trop-usé qui est situé de l'autre côté de la rue, on pourrait présenter le plongeon, la gymnastique et le badminton. Entre autres.

La période de mise en candidature pour cette finale débutera l'automne prochain. Faudra garder un oeil là-dessus.




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