L'espoir retrouvé des ITG

Johanne Demers et Mathieu Toupin... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Johanne Demers et Mathieu Toupin

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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CHRONIQUE / La conférence de presse n'avait pas commencé que, déjà, j'avais le goût de m'excuser auprès des têtes dirigeantes des Internationaux de tennis de Gatineau (ITG).

Je n'avais pas croisé Mathieu Toupin, Johanne Demers et les autres depuis quatre mois.

La dernière fois, c'était au tout début du mois de mars, à la Sporthèque, lors de la finale de leur tournoi professionnel intérieur, le Futures.

Ce jour-là, ils étaient bien contents de couronner un champion canadien, l'étoile montante Denis Shapovalov. Il y avait aussi un peu de découragement dans l'air. Les temps sont durs, avait reconnu Toupin. Trouver de bons partenaires constitue un combat de tous les instants. Il faudra que certaines choses bougent rapidement, sinon...

Faute de temps, j'avais à peine parlé de tout ça dans ma chronique. Je m'étais cependant promis d'y revenir très rapidement. Les événements rassembleurs qui font rayonner l'Outaouais ailleurs dans le monde sont encore trop peu nombreux. Ce serait bête d'en perdre un. Ou deux.

Les jours ont passé. Les semaines ont passé. Les mois ont passé. Voilà que le tournoi extérieur des ITG, le Challenger Banque Nationale, est à nos portes.

Je me suis rendu à la conférence de presse d'avant-tournoi de mercredi matin avec un petit sentiment de culpabilité.

On m'a vite rassuré.

Mathieu Toupin a retrouvé son ton habituel plein d'optimisme, plein d'énergie.

Dans les derniers mois, les dirigeants des ITG ont réussi à régler plusieurs de leurs problèmes.

Les choses ont même l'air de plutôt bien aller.

Le Challenger, tournoi mixte doté de bourses de 25 000 $ chez les dames et de 75 000 $ chez les hommes, s'est d'abord déniché un nouvel allié de taille.

La participation financière du gouvernement provincial avait été plutôt limitée dans les trois dernières années. Après avoir entendu le même discours alarmiste que moi, l'hiver dernier, la députée de Hull Maryse Gaudreault a jugé bon d'intervenir. Ses efforts ont mené à l'entrée en scène du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

« Cette année, ils vont nous offrir une subvention de 35 000 $. Pour nous, ça va faire une énorme différence », assure Toupin.

Les bonzes des ITG ont également reçu un important cadeau du municipal. La conseillère municipale Denise Laferrière, qui s'apprête à quitter la vie politique, a choisi de léguer 118 000 $ à la réfection du parc de l'île. Cette somme servira surtout à doter le site d'un système d'éclairage adéquat, répondant aux critères de l'ATP et de l'ITF, afin de permettre la présentation de matches en soirée.

Après avoir demandé et obtenu que des travaux d'une telle importance soient effectués, on verrait mal Toupin, Demers et leurs amis cesser leurs opérations.

« Effectivement. Ce serait drôlement vu », de répondre l'homme de tennis.

« C'est clair que tout ça nous donne l'énergie de continuer. Pour nous, continuer, c'est bosser dans le but de construire de nouveaux terrains. C'est aussi faire l'effort de réaménager nos terrains actuels. Ça nous donne surtout l'énergie de poursuivre le développement de notre sport dans la région », enchaîne-t-il.

Je vous le dis, l'optimisme est revenu. C'est beau à voir.

D'ailleurs, les ITG ont raflé le prestigieux prix d'Organisme de l'année, récemment, lors du premier Gala Excellence Outaouais. Johanne Demers, l'architecte un peu plus effacée du Futures et du Challenger, a quant à elle remporté le trophée de Gestionnaire de l'année.

Je ne suis donc visiblement pas tout seul à croire que ces gens jouent un rôle crucial dans le développement de leur région.

Le quatrième Challenger gatinois se déroulera du 17 au 23 juillet. Shapovalov sera de retour en ville. Après avoir triomphé au Futures, il tentera de réaliser un doublé.

L'autre plus bel espoir du tennis masculin au Canada, Félix Auger-Aliassime, tentera de brouiller les cartes. Il sera certainement capable de le faire, lui qui vient de triompher au Challenger de Lyon.

Chez les dames, la prometteuse Bianca Andreescu ne sera pas de la partie. Dommage.

Aleksandra Wozniak, qui s'accroche à son rêve de retrouver sa place parmi l'élite mondiale, a cependant confirmé sa participation.

Deux jeunes athlètes du programme Tennis Outaouais Performance (TOP) obtiendront un laissez-passer pour les qualifications.

Faudra y revenir.




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