L'ancienne LCF,  la nouvelle LCF

Avant le match, un hommage a été rendu... (Archives, La Presse)

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Avant le match, un hommage a été rendu à Don Matthews décédé mercredi.

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CHRONIQUE / Les Alouettes ont rendu hommage à Don Matthews avant le match de jeudi. Rien de spectaculaire. Juste une petite mention sur l'écran géant. Quelques mots de l'annonceur maison. Un moment de silence. Une façon toute sobre de saluer l'ancien entraîneur qui vient de nous quitter.

Sur les lignes de côté, Bryan Chiu pensait à son vieil ami.

Chiu fait aujourd'hui partie de l'équipe d'entraîneurs du Rouge et Noir. Il est responsable des colosses de la ligne à l'attaque.

Au début des années 2000, il occupait une place de choix, au centre, de la ligne de Matthews à Montréal.

« La grosse affaire, avec Don... Quand il est arrivé ici, en 2001, il nous a imposé son attitude. Nous l'avons vite adoptée. Ça n'a pas été long. Quand on sautait sur le terrain avant de jouer un match, on ne se demandait pas si on allait gagner. On se demandait par combien de points on gagnerait », raconte-t-il.

« Pour plaire à Don, on aurait traversé des murs. On l'aimait tant que ça. »

Voilà qui est... étrange. Je couvrais la LCF durant cette période. Lors des affrontements entre les Alouettes et - feu - les Renegades, j'avais l'impression que Matthews n'était pas trop du genre à faire d'efforts pour se faire aimer...

« Et c'est exactement ce que Don voulait que tu penses de lui. C'était sa façon bien à lui de composer avec les médias. Il voulait que toute l'énergie négative passe par lui. Quand il faisait son numéro, les journalistes nous fichaient la paix. Quand les choses allaient mal, Don était le premier à essuyer les critiques. Quand elles allaient bien, il disait que les joueurs faisaient tout le travail. »

« Dans les cinq ans où il nous a dirigés, nous avons atteint le match de la coupe Grey à quatre reprises. Sa méthode fonctionnait. »

Pour connaître du succès, il a connu du succès.

Il a remporté 209 parties en saison régulière. Il mérite pleinement sa place au Temple de la renommée du football canadien.

Je ne peux quand même pas m'empêcher de penser que la LCF a changé depuis le temps. Il n'existe plus de personnages comme lui.

« Des choses ne changent pas, assure Chiu. Don voulait que ses joueurs s'amusent. C'est ce qu'il nous répétait constamment. Je répète la même chose à mes joueurs avant chaque match. »

Une campagne publicitaire annonçant le début de la nouvelle saison de football roule à la télévision. Le message lancé par la LCF pourrait difficilement être plus clair. Dans les spots, on voit des jeunes adultes qui s'amusent fermes lors des matches.

La campagne publicitaire entourant le dernier match de la coupe Grey, visait la même clientèle.

Le moment est bien choisi pour tenter de renouveler la clientèle. Six des neuf équipes jouent dans des stades qui ont été construits ou rénovés de fond en comble au cours de la dernière décennie. La plupart des matches sont disputés les vendredis et samedis, en soirée, durant la chaude saison. Parfait pour se retrouver, en groupe, et de partager une bière, ou deux, en plein air.

À Montréal, on sent qu'un effort s'impose. 

On va bientôt célébrer le 20e anniversaire de ce concert de U2 qui a forcé le déménagement des Alouettes au stade Molson. Déménagement qui, incidemment, a permis au Québec de retomber amoureux du football.

Il est toujours aussi agréable de monter la rue University pour se rendre au vieux stade sur la montagne. Une fois à l'intérieur, l'ambiance n'est plus la même qu'autrefois.

Remarquez, jeudi, ça ne comptait pas. Montréal, ville du CH, n'en avait que pour Jonathan Drouin. Les choses vont peut-être se replacer au début de la « vraie » saison, la semaine prochaine.




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