Méthot ne veut pas partir

Le défenseur des Sénateurs d'Ottawa, Marc Méthot... (Étienne Ranger, archives Le Droit)

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Le défenseur des Sénateurs d'Ottawa, Marc Méthot

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CHRONIQUE / Marc Méthot fait de gros efforts pour ne rien laisser paraître. « C'est une situation sur laquelle je n'ai aucun contrôle », a-t-il répété au moins six fois durant notre conversation d'une quinzaine de minutes, mercredi.

C'est justement ça, le problème.

Pour une rare fois, il ne contrôle absolument rien.

Pour lui, comme pour la presque totalité des joueurs de la LNH, le repêchage d'expansion, c'est quelque chose de totalement nouveau.

Méthot pourrait être protégé par les Sénateurs.

Il pourrait aussi faire partie des joueurs qui seront proposés aux Golden Knights de Vegas.

« Je pourrais faire partie des joueurs qui sont exposés et ils pourraient fort bien ne pas me choisir. Il n'y a pas de garanties », insiste-t-il.

« Faut attendre, checker les nouvelles... Je ne sais rien. Je n'en sais pas plus que vous autres. C'est difficile de ne pas savoir ce qui va se produire. Il est impossible de se fermer complètement et de ne pas regarder du tout les nouvelles. Des gens de ma famille me posent des questions chaque jour. Je ne peux pas ignorer ce qui se passe. »

« Je suis inquiet... Peut-être un peu. »

***

Les nouvelles, elles sortent au compte-gouttes.

Il paraît que les Sénateurs ont demandé à Dion Phaneuf de renoncer temporairement à sa clause de non-échange. Il paraît aussi que Phaneuf a rejeté cette proposition.

Il paraît.

Même Bob McKenzie, le Sidney Crosby des journalistes de hockey, s'exprime au conditionnel dans ce dossier. Pour une rare fois, celui qui est au parfum d'à peu près tous les scoops a l'air de ne pas trop savoir. C'est vous dire.

L'avenir de Méthot est intimement lié à celui de Phaneuf. Si le numéro 2 des Sénateurs s'accroche à sa clause, le numéro 3 pourrait être exposé. Il pourrait alors faire partie des joueurs réclamés. Il pourrait alors boucler ses valises et déménager au Nevada.

« Tu sais, je ne peux pas le blâmer. Il a travaillé fort pour négocier cette clause. Ce n'est pas un secret, il est content ici. C'est un bon ami à moi depuis quelques années. Je le comprends », dit Méthot.

Le problème, c'est que le défenseur franco-ontarien se plaît aussi à Ottawa. Il se sent chez lui. Il ne veut pas partir non plus.

« Ma fiancée est enceinte. Sa famille vient d'ici. Ma famille vient d'ici aussi. Il ne faut pas mélanger la vie personnelle et les affaires, mais ça fait forcément partie de l'équation. »

Ça fait cinq ans, maintenant, que Méthot est le partenaire d'Erik Karlsson chez les Sénateurs.

Ensemble, le duo d'exception a connu trois entraîneurs et ils ont raté les séries à deux occasions.

Avec Guy Boucher, ils ont l'impression que les choses progressent enfin pour la peine.

« Je suis super content du nouveau coach. J'ai adhéré au système. Je veux faire partie de ce qui s'en vient. Je veux continuer de faire partie de l'équipe pour vivre tout ça. »

« Mais bon... C'est une situation que je ne contrôle pas. »

***

Enfin, on va nous donner quelques réponses.

Pierre Dorion doit rencontrer la presse, jeudi matin, à Kanata. Rien d'inhabituel. Chaque année, depuis toujours, le directeur général des Sénateurs convoque les journalistes juste avant de quitter la ville pour participer au repêchage amateur de la LNH.

Cette année, Dorion devra un peu déborder. Les jeunes espoirs semblent un peu moins importants que d'habitude, en cette année d'expansion.

On verra bien ce qu'il pourra nous dire.

En attendant, à travers toutes les conversations de gérants d'estrade, un collègue a lancé dans les dernières heures une solution intéressante.

Les dirigeants des 30 équipes existantes ont deux options en prévision du repêchage. Ils peuvent protéger sept attaquants et trois défenseurs. Ils peuvent aussi protéger huit patineurs, toutes positions confondues.

Le collègue suggère à Dorion de privilégier la deuxième option. Il suggère de protéger Karlsson, Phaneuf, Méthot, Cody Ceci, Kyle Turris, Mark Stone, Mike Hoffman et Jean-Gabriel Pageau.

Les Sénateurs risqueraient alors de perdre un attaquant. Ce serait douloureux, certes, mais ça ferait moins mal que de perdre un des quatre meilleurs défenseurs de l'organisation.




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