Les 67's visent très haut et ça paraît

« Relancer une franchise, c'est quelque chose qui m'allume... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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« Relancer une franchise, c'est quelque chose qui m'allume beaucoup », a déclaré le nouvel entraîneur des 67's, André Tourigny.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / Pour une équipe de hockey, tout commence généralement dans le vestiaire. Celui des 67's, au sous-sol de la Place TD, est vraiment minuscule. Ce qui frappe d'abord le visiteur, toutefois, c'est l'odeur.

Deux mois après le dernier match de la saison, ça sent toujours la sueur et l'humidité. C'est comme si, depuis le temps, les effluves ont trouvé une façon de pénétrer les murs.

La conférence de presse annonçant le début du règne Tourigny-Boyd s'est déroulée dans cette petite pièce malodorante, mardi matin.

Pas un mauvais choix.

L'embauche de ces deux hommes de hockey d'expérience s'inscrit dans un autre ambitieux plan audacieux d'OSEG. Le président Jeff Hunt n'a pas fait de cachettes. Il veut que son club retrouve sa place parmi les clubs de hockey junior de référence au Canada.

« Nous sommes nostalgiques de l'époque où nous faisions partie de ce groupe. C'est évident », m'a-t-il avoué.

« Des tas de choses sont arrivés au cours des cinq dernières années. Je suis le premier à reconnaître que la naissance d'OSEG fut très accaparante. Plusieurs raisons font en sorte que nous avons perdu la place que nous avons jadis occupée. Nous avons perdu contact avec la nouvelle génération de partisans. Nous devons trouver un moyen de les rejoindre. »

« Nous célébrons nos 50 ans cette année. Il y a, dans cet anniversaire, une chance à saisir. »

Les 67's ont attiré, en moyenne, 3863 spectateurs lors de leurs matches à domicile la saison dernière. Ce n'est pas mauvais. C'est certainement viable. Ça leur permet de se maintenir dans la forte moyenne de la LHOntario.

Hunt, ses associés et ses employés sont quand même assez loin des années fastes. On se souvient d'une époque pas si lointaine, au début des années 2000, où 9000 personnes pouvaient s'entasser dans les gradins.

Hunt est capable de reconnaître qu'il a un peu négligé son équipe de hockey junior, pendant quelques années, le temps de lancer sa franchise dans la Ligue canadienne de football.

La bonne nouvelle, c'est qu'il a frappé un coup de circuit au niveau du marketing à la tête du Rouge et Noir. Les gradins sont remplis de jeunes partisans, lors des chaudes soirées d'été, au stade.

Chercher et trouver une génération de fans perdue, il connaît ça.

« C'est vrai, sauf qu'en même temps, les 18-34 ans n'ont jamais vraiment été la cible des 67's. Dans nos années de gloire, nous étions particulièrement populaires auprès d'une clientèle plus jeune. Nous faisions partie des activités familiales par excellence en ville. C'est ce que nous pouvons redevenir. »

Dans les « années de gloire », les dirigeants des 67's n'avaient jamais à se soucier de la qualité du produit offert sur la patinoire. L'équipe gagnait, année après année. Elle était alors dirigée par un entraîneur unique qui savait comment développer des jeunes hockeyeurs.

On n'imposera pas à Tourigny la pression de prendre la place qu'occupait Brian Kilrea. On peut, en revanche, saluer la décision d'OSEG de mettre le paquet pour aller chercher un autre homme qui a choisi d'orienter sa carrière vers le junior majeur.

« Relancer une franchise, c'est quelque chose qui m'allume beaucoup », a-t-il reconnu mardi.

« Je n'ai pas fait de démarches. Ce sont eux qui m'ont contacté. Déjà, ça m'en dit long sur leur sérieux », ajoute-t-il.

Tourigny a d'ailleurs tôt fait de prendre contact avec la vieille garde. Il a partagé un repas avec Kilrea, lundi soir.

« Il y avait Killer, Bert, Pat Higgins, Jeff... C'est sharp. Ce sont des hommes qui ont beaucoup à offrir. Je suis chanceux pour ça. »




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