Un an plus tard...

Chris Phillips (au centre) dit avoir trouvé difficile... (Sylvain St-Laurent, Le Droit)

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Chris Phillips (au centre) dit avoir trouvé difficile de regarder les Sénateurs jouer en séries éliminatoires, il aurait aimé aider son ancien club à gagner la coupe Stanley.

Sylvain St-Laurent, Le Droit

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CHRONIQUE / Alors, Chris Phillips... Comment va ton golf ?

« Je n'en ai aucune idée. Je l'ignore complètement », m'a répondu le jeune retraité du hockey, lorsque je l'ai croisé, vendredi matin, au club de golf Eagle Creek. Il s'apprêtait à participer, pour la toute première fois, au tournoi des anciens Sénateurs.

« J'ai joué une fois, peut-être deux, au cours de la dernière année. J'essaie d'y aller mollo. Tu sais, avec mon dos... J'ai toujours peur de faire quelque chose de drastique qui va me causer des problèmes de santé à long terme », m'a-t-il rapidement expliqué.

De toute façon, même s'il était en parfaite santé, Phillips serait heureux de détruire le mythe voulant que les anciens joueurs de hockey passent le plus clair de leur temps à se la couler douce, sur les plus beaux terrains privés, une cannette de bière bien froide à la main.

« Sincèrement... Je n'ai jamais été aussi occupé de toute ma vie », jure celui qui a officiellement annoncé sa retraite le 26 mai 2016.

On devine que les affaires fonctionnent rondement. La Big Rig a vite trouvé sa place dans le monde en pleine effervescence des bières microbrassées.

« Je ne peux certainement pas me plaindre. Notre restaurant original célébrera ses cinq ans l'automne prochain. Ça roule. Nous en avons ouvert un deuxième, depuis, dans l'est de la ville. Entre les deux, la brasserie se développe. C'est une autre créature. Nos produits sont distribués un peu partout en Ontario, maintenant. C'est vraiment impressionnant de prendre part à un projet, comme ça. Tout a commencé par un rêve. Nous avons tout construit, pièce par pièce. »

À l'époque où tout a commencé, j'avais demandé à Phillips s'il croyait que son nom l'aiderait à s'implanter dans la communauté. Il m'avait alors répondu que c'était le souhait d'un peu tout le monde, même s'il croyait que cet appui serait toujours difficile à mesurer.

Toutes ces années plus tard, il possède une meilleure perspective. « Quand je rencontre des gens, généralement, on veut d'abord me parler de hockey. Souvent, très rapidement, la conversation bifurque vers le monde de la bière. »

Quand il n'est pas à la brasserie, on peut généralement trouver Phillips dans son chantier de construction personnel. Il a fait l'acquisition d'une maison pour le simple bonheur de la rénover avant de la revendre.

Le père de famille trouve le moyen d'offrir quelques heures par semaine à son ancien employeur. Il n'occupe pas un poste dans la direction des opérations hockey des Sénateurs comme son vieux copain Daniel Alfredsson. Il travaille davantage dans l'ombre. Il s'implique, notamment, au niveau des relations avec la communauté.

Bosser à Ottawa, pour le club de hockey, s'avère cependant une lame à double tranchant.

Les premières séries éliminatoires loin de la patinoire ont été dures à traverser, n'est-ce pas ?

« Oui, je dois l'admettre. La saison régulière ne m'a pas posé de problème. Je me répétais tout simplement que mon corps n'était plus capable de suivre. J'étais en paix avec ma décision. Quand les séries ont commencé, mentalement, c'est devenu très difficile. C'était ma période favorite de l'année. On me rappelait constamment que c'était la période où je jouais mon meilleur hockey. J'étais prêt à faire n'importe quoi pour gagner la coupe Stanley. »

« Je voulais que l'équipe connaisse du succès. Je leur souhaitais de gagner chaque match. C'était quand même difficile de regarder. Je voulais tellement aider... »

***

Les anciens des Sénateurs éprouvent des émotions différentes en regardant les séries. À la retraite depuis trois ans, Radek Bonk éprouve un malin plaisir à regarder les matches à Nashville.

Il a lui-même porté le gilet jaune des Predators pendant deux saisons, entre 2007 et 2009.

« À l'époque, je vivais à 20 minutes de route de l'aréna. Mon propre voisin savait à peine qu'il y avait un club de hockey professionnel en ville. Là, j'entends que 100 000 personnes pourraient se déplacer dans les rues du centre-ville pour fêter durant le match numéro six », raconte-t-il, impressionné.

« C'est complètement fou. Avant, mon fils de 12 ans rêvait de voir un match des séries à Montréal. Ce rêve a changé. Désormais, il veut assister à un match des séries à Nashville. »




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