L'année du gardien d'avenir?

Craig Anderson a rendu de fiers services aux... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Craig Anderson a rendu de fiers services aux Sénateurs en six saisons. Mais il commence à vieillir.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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CHRONIQUE / Le temps file, comme d'habitude. Le repêchage amateur de la LNH approche à grands pas. Dans deux semaines, jour pour jour, les dirigeants des 30 équipes de la LNH seront réunis à Chicago et réaliseront leurs dernières entrevues avec les espoirs de la nouvelle cuvée.

Une prédiction?

L'été 2017 pourrait être celui où les Sénateurs miseront sur un gardien.

Ce gardien pourrait être choisi très tôt. Possiblement en première ronde.

Ce n'est pas une primeur. Je ne suis pas le premier à le dire. Je ne suis pas le seul à le penser.

En livrant leur plus récent repêchage simulé, la semaine dernière, les experts du site NHL.com ont prédit que Pierre Dorion fera du « cerbère » américain Jake Oettinger son tout premier choix.

Ça tombe sous le sens.

Craig Anderson a réussi à inscrire son nom à différents endroits dans le livre des records de l'équipe au cours de la dernière année. C'est mérité. Durant ses six années passées à Ottawa, il a rendu de fiers services à l'organisation.

Anderson vient de connaître une autre saison satisfaisante. On lui souhaite de remporter le trophée Masterton. Il mérite pleinement d'être celui que l'organisation protégera en prévision du repêchage d'expansion.

Mais Anderson vieillit. Il a fêté ses 36 ans durant les séries. Il ne sera pas différent des autres. Tôt ou tard, et probablement plus tôt que tard, il fera comme tous les athlètes qui l'ont précédé. Il va frapper un mur.

À ce moment-là? Qui va prendre la relève?

Mike Condon? Encore faudrait-il réussir à le convaincre de ne pas quitter à titre de joueur autonome sans compensation cet été.

Chris Driedger ou Matt O'Connor? Il ne faudrait pas trop compter là-dessus. Selon ce qu'on entend entre les branches, ils ne figurent peut-être même plus dans les plans de l'organisation.

Marcus Högberg? On lui donnera sa chance dans les circuits mineurs nord-américains l'automne prochain. Il a livré des performances intéressantes en Europe. Ici, il a encore tout à prouver.

Dans les cinq dernières années, les Sénateurs ont repêché quatre jeunes gardiens : Driedger, Högberg, François Brassard et Joey Daccord. Ils représentaient tous des projets à plus ou moins long terme. Aucun ne portait l'étiquette d'espoir de qualité A-1.

En fait, le dernier véritable « gardien d'avenir » élevé par l'organisation fut repêché en 2009. Cette année-là, au Centre Bell, Dorion avait utilisé son deuxième choix de deuxième ronde pour réclamer Robin Lehner.

Un jour ou l'autre, faudra préparer - de façon sérieuse - l'avenir.

Le moment serait bien choisi. On nous répète que la cuvée 2017 n'est pas riche. Avec leurs improbables succès en séries, les Sénateurs devront maintenant se contenter d'un choix très tardif en première ronde. Puisque les quelques patineurs de grand talent seront partis depuis longtemps, il ne serait peut-être pas bête de miser sur un gardien.

On sait que les Sénateurs ont de l'intérêt pour les meilleurs gardiens de 2017. Ils ont même envoyé leur entraîneur spécialiste Pierre Groulx au « Combine » de la LNH, la semaine dernière.

Le jeune Oettinger, dont on parlait au début de cette chronique, n'est pas vilain du tout.

À six pieds et quatre pouces, il a clairement le physique de l'emploi. À 18 ans, il a effectué 35 apparitions devant le filet d'une des plus prestigieuses universités de hockey aux États-Unis. Il a subi seulement 11 revers en temps réglementaire.

Il ne serait pas le meilleur athlète, mais sa maturité et son intelligence feraient de lui le premier de classe.

D'autres gardiens intéressants seront disponibles, à Chicago. Parmi eux, il y aura notamment Michael DiPietro, qui vient de remporter la coupe Memorial avec les Spitfires de Windsor.

***

On parle du repêchage amateur. Faudrait aussi se pencher sur le cas du repêchage d'expansion. Celui-là viendra encore plus rapidement. Les 30 équipes existantes doivent soumettre leur liste de protection dans un peu plus d'une semaine.

On s'y attardera davantage dans les prochains jours.

En attendant, nos amis qui s'y connaissent nous disent que les Sénateurs devraient opter, sans surprise, pour le modèle de sept attaquants et trois défenseurs.

Ces amis nous disent que la direction pourrait bel et bien demander à Dion Phaneuf de renoncer à sa clause de non-échange.




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