Le bonheur règne... partout!

Louis-Philippe Bourassa, Kenny Shaw et Mathieu Dupuis du... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Louis-Philippe Bourassa, Kenny Shaw et Mathieu Dupuis du Rouge et Noir ont pris la pose pour le photographe du Droit.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / On sait depuis longtemps que le bonheur règne chez les champions en titre de la coupe Grey. Le courriel envoyé par la direction du Rouge et Noir, lundi matin, nous a simplement servi un rappel.

Ainsi donc, on s'approche d'un important plateau. On a vendu près de 17 500 abonnements annuels. Il s'agit d'un nouveau record.

En recevant ce mémo, j'ai tout de suite pensé à l'autre club sportif professionnel de la capitale. Celui qui tire le diable par la queue. Cet impressionnant chiffre a de quoi faire rougir d'envie les Sénateurs, ai-je gazouillé.

J'ai passé la journée à éplucher les réponses d'amateurs de hockey à l'épiderme sensible.

Avec tout ce qui leur est arrivé dans les derniers mois, certains fans ont l'air d'avoir développé une drôle de susceptibilité.

La comparaison ne leur plaît décidément pas. 

S'engager auprès d'un club de la LCF, c'est pas mal moins exigeant. Neuf parties ! Il suffit d'être prêt à se déplacer à neuf reprises durant l'été. Ça bouffe un peu moins de temps et d'argent qu'un abonnement au hockey. Les Sénateurs disputent 41 matches par année dans leur grange, à Kanata.

Tout ça, c'est vrai.

Il y a quand même un truc ou deux, dans le success story du Rouge et Noir, qui devrait réjouir les amateurs de hockey.

D'abord, on nous rappelle souvent qu'on vit dans une capitale culturelle, avec des musées, des festivals, des salles de spectacles...

Quand une organisation sportive parvient à vendre 17 500 abonnements, elle prouve hors de tout doute qu'il existe aussi, sur les deux rives, des gens qui ont le goût du sport.

Le retour en force du football nous prouve aussi qu'il est possible, quand on met les efforts nécessaires, de raviver la flamme.

Je suis tombé sur un vieux texte que nous avons publié en 2012. L'ancien président des Renegades, Brad Watters, prédisait que les Gatinois n'encourageraient jamais un club de football basé à Ottawa. Il confiait que, malgré ses nombreux efforts, il n'avait jamais réussi à vendre plus d'une vingtaine d'abonnements au Québec.

Cinq ans plus tard, le Rouge et Noir compte un millier de détenteurs de billets de saison dans le « 819 ».

***

J'ai fait ma première visite de l'année à la Place TD, mercredi. J'ai vite constaté que la bonne humeur ne règne pas exclusivement dans les bureaux administratifs.

À mon arrivée au stade, les receveurs éloignés et les demis à l'attaque avaient perdu un défi. Ils s'apprêtaient à faire une série de push-ups. Les demis défensifs, qui avaient remporté le défi, jubilaient.

C'était festif.

« L'enthousiasme me plaît beaucoup. Ça m'impressionne. Surtout dans le quatrième jour du camp. Les gars n'ont pas l'air de vouloir ralentir », a confirmé le coach, Rick Campbell.

« Il y a un esprit de famille. Ce n'est pas comme ça partout, reconnaît le sage ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon. Les organisations n'encouragent pas tout le temps ça. Ça semble faire partie de la culture, ici. Ça va sans doute rester. »

***

Pierre Dorion a ouvert, bien malgré lui, une véritable boîte de Pandore.

Le directeur général des Sénateurs a passé une bonne demi-heure à discuter avec les animateurs de la station de radio TSN 1200, mardi. Vers la fin de la discussion, diffusée en direct, on lui a demandé de parler des rencontres individuelles de fin de saison.

Dorion a répondu que la direction de l'équipe avait rencontré, en tout, 28 joueurs de manière individuelle. Il s'est permis d'ajouter qu'une de ces rencontres s'était vraiment mal déroulée.

Il a refusé d'en dire davantage. Il s'est surtout bien gardé d'identifier le joueur avec qui les choses avaient tourné au vinaigre.

Ce faisant, il a jeté les bases d'un potin de calibre mondial. Depuis, tout le monde émet son hypothèse.

Est-ce Chris Neil ? Mike Hoffman ? Ryan Dzingel ? Mark Stone ?

Je ne suis pas différent des autres. J'ai ma petite idée.

Faute de preuves, je préfère ne pas trop parler.

Je vais quand même me permettre de conclure en vous rappelant qu'on nous promet depuis des mois un gros show de feux d'artifice à l'approche du repêchage d'expansion.

Si jamais les Sénateurs font partie des équipes impliquées activement dans le marché des transactions, personne ne tombera en bas de sa chaise.




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