Du premier au dernier

Craig Anderson et Erik Karlsson ont connu une... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Craig Anderson et Erik Karlsson ont connu une grosse soirée.

Étienne Ranger, Le Droit

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CHRONIQUE / Elle a disputé, mardi soir, le 100e match de sa saison. Si les 100 dernières parties nous ont permis d'apprendre un seul truc à propos de l'édition 2016-2017 des Sénateurs, c'est qu'elle se battra jusqu'au bout.

Un cliché ? Non. C'est tout, sauf un cliché.

Les Sénateurs ont mis du temps à nous convaincre qu'ils avaient bel et bien leur place en séries. On les regardait gagner des matches avec régularité, dans la première moitié de la saison régulière. On s'attendait à ce que ça change à n'importe quel moment.

Nous étions peu nombreux à croire qu'ils étaient capables de battre les Bruins de Boston en première ronde.

Ils étaient encore moins nombreux à penser qu'ils étaient capables de faire le même coup aux Rangers de New York au deuxième tour. Moi, en tous cas, c'est à ce moment-là que j'ai décroché.

Il ne restait presque plus personne, dans le camp des croyants, lorsque la Finale de l'Association Est a débuté.

Les Sénateurs vont se battre jusqu'au bout.

Du premier... jusqu'au dernier joueur.

D'ailleurs, tandis que les partisans célébraient la grosse soirée de Craig Anderson, d'Erik Karlsson et de Bobby Ryan, tard mardi soir, Tom Pyatt célébrait discrètement dans le vestiaire.

Le plombier qui a réussi son retour dans la LNH après avoir passé deux saisons entières dans la Ligue nationale suisse a joué un rôle crucial dans ce match six. Au point le plus fort d'une troisième période où il a vu beaucoup de glace, il a bloqué un tir à bout portant qui aurait créé l'égalité.

« J'ai été chanceux. La rondelle m'a frappé juste à l'endroit où la protection commençait. Ça ne m'a pas trop fait mal. J'ai déjà connu pire, m'a-t-il confié.

- Il faut ce qu'il faut, que j'ai répondu.

- C'est exact. Sidney a ramassé la rondelle. J'ai tout de suite vu qu'il cherchait quelqu'un à qui la remettre. Il a trouvé sa cible dans le haut de l'enclave. J'avais comme le feeling que la rondelle se dirigerait là. Quand la passe a atteint la cible, les Penguins ont obtenu une chance de marquer de première qualité. J'ai essayé de me faire le plus gros possible. 

- Tout au long de la saison, vous avez respecté ce fameux système. Vous auriez facilement pu baisser les bras après ce revers de 7-0. Le plus gros défi s'en vient, vous savez. Dans leurs 25 ans d'histoire, les Sénateurs n'ont jamais remporté un match numéro sept en séries.

- On s'en fiche. Ces défaites ont été encaissées dans le passé. Notre groupe a su rebondir chaque année. Nous pouvons encore faire le travail. »

***

Je n'ai jamais aimé le slogan des séries 2017 à Ottawa.

All In. Vous ne trouvez pas, comme moi, que ça manque un brin d'originalité ?

Au début des années 2000, le poker connaissait une inexplicable montée de popularité un peu partout en Amérique du Nord. Une génération entière de jeunes hommes découvrait alors cette expression qu'un joueur de cartes utilise quand il est prêt à jouer le tout pour le tout.

Entre 2005 et 2007, All In était une expression très en vogue.

Une dizaine d'années plus tard, le Texas Hold'Em est redevenu un jeu comme les autres. Partie, la fièvre.

Une dizaine d'années plus tard, All In est un vieux souvenir. Pas exactement un cri de ralliement actuel et rassembleur.

De toutes façons, je vous écris tout ça parce que, clairement, le slogan n'a pas fonctionné. Les partisans des Sénateurs n'étaient pas réellement All In.

Finalement, cette rencontre a été présentée devant 18 111 spectateurs. Quelques rangées de sièges n'étaient pas occupées.

Et pour écouler quelques centaines de billets supplémentaires, dans les heures qui ont précédé cette rencontre, les équipes de vente et de promotion de l'organisation ont bossé comme jamais. Ils ont multiplié les offres alléchantes. Ils ont bombardé les détenteurs de billets de saison du présent et du passé de courriels.

Qu'on le veuille ou non, l'heure sera bientôt aux bilans à Kanata. Les joueurs et les entraîneurs seront éventuellement appelés à dresser le bilan de la campagne 2016-17, on ne sait juste pas quand.

Ce serait bien, à ce moment-là, d'entendre un membre de la haute direction.

On aurait plein de questions à poser.




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