Cette fois, il n'y a pas de drapeau blanc

Matt Cullen célèbre son but avec Mark Streit.... (Archives, Associated Press)

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Matt Cullen célèbre son but avec Mark Streit.

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CHRONIQUE / Est-il possible de revenir de l'arrière, de battre coup sur coup les Penguins pour accéder à la ronde suivante ? Est-il possible de les éliminer, quand on constate qu'ils ont recommencé à jouer comme des champions ?

Ce n'est pas la première fois que je pose cette question.

Le 22 mai 2013, les Sénateurs venaient de se faire tabasser par Pittsburgh. Après avoir essuyé une taloche de 7-3 sur leur propre patinoire dans un match numéro quatre, ils faisaient face à l'élimination.

J'avais demandé à Daniel Alfredsson si une remontée était possible.

« Probablement pas », m'avait-il répondu.

Je ne m'attendais vraiment pas à ça.

Le reste du monde du hockey non plus, d'ailleurs.

On entend rarement des commentaires intelligents, après un match, dans un vestiaire sportif. C'est simple. Même les athlètes intelligents, qui sont capables d'organiser leurs pensées et de les communiquer - ils sont plus nombreux que vous pensez - n'ont pas encore eu le temps de réfléchir à ce qui vient de leur arriver.

En posant ma question au vieux Alfie, j'anticipais une réponse ennuyante. Il devait me dire qu'il ne fallait surtout pas penser aux trois victoires qu'il fallait obtenir. Il fallait d'abord se concentrer sur la prochaine partie. Et pour gagner la prochaine partie ? Rien de plus simple. Suffit d'y aller une période à la fois. Une présence sur la patinoire à la fois.

Je ne m'attendais surtout pas à le voir agiter le drapeau blanc.

Quatre ans plus tard, je n'en suis toujours pas complètement revenu.

***

Ça va être dur.

J'écoute les derniers optimistes depuis dimanche soir. Ceux qui veulent voir le bon côté des choses nous répètent que les Sénateurs « l'ont déjà fait ». On croyait qu'ils étaient dans la dèche, quand ils ont encaissé deux revers consécutifs de 4-1 contre les Rangers de New York. Ils ont rebondi en remportant les deux parties suivantes de façon convaincante.

C'est beau, l'optimisme.

Les Penguins sont, de loin, supérieurs aux Rangers.

Matt Murray est plus jeune, plus constant, plus solide que le vétéran Henrik Lundqvist.

D'ailleurs, Guy Boucher l'a reconnu, samedi. « La planète au grand complet est consciente que les Penguins sont supérieurs à son club. »

Il se défend bien d'avoir agité le drapeau blanc à son tour. Il jure qu'il ne fait que maintenir le discours qu'il a tenu toute l'année.

« Rebondir, c'est toujours très, très dur. C'est surtout une question de perspective. Moi, chaque jour, je me lève en pensant à l'occasion qui se présente à moi. C'est comme ça chez moi, avec ma famille, aussi. Je mène ma vie comme ça. C'est aussi ma façon de penser au travail. »

***

Dans le vestiaire, lundi midi. J'ai cherché, en vain, le nouveau capitaine. Erik Karlsson a choisi de s'accorder une journée de congé complète. Il a choisi de se reposer en prévision du plus gros match de la saison.

Je me suis donc tourné vers un autre membre du noyau de l'équipe. Jean-Gabriel Pageau s'est imposé tout naturellement.

Par curiosité, je lui ai posé la même question. Battre les Penguins deux fois d'affilée, quand ils jouent de cette manière, ça se peut ?

« C'est certain qu'ils jouent bien. Nous voulons vraiment nous concentrer sur un match à la fois. Nous ne voulons surtout pas faire l'erreur de nous projeter dans le futur. Nous ne pouvons pas nous permettre de penser à la coupe Stanley. Il faut penser à gagner le prochain match et ce match sera disputé (mardi). Ne pas perdre le match de (mardi), c'est notre priorité », a-t-il répondu.




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