Quelque chose ne va pas, Sid? 

Crosby ne l'aura pas facile, lors des matches... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Crosby ne l'aura pas facile, lors des matches qui seront disputés à Ottawa. Guy Boucher a choisi de lui opposer Jean-Gabriel Pageau.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / Les Sénateurs qui remportent deux des trois premiers matches de la Finale de l'Association Est. Nous sommes tous surpris. Un peu.

Le meilleur joueur sur la planète a été blanchi pendant les 170 premières minutes de cette série. Ça nous surprend encore plus.

Sidney Crosby a terminé la soirée avec un différentiel de moins trois, mercredi.

Sérieux, Sid, quelque chose ne va pas ?

Fidèle à son habitude, Crosby se tenait debout devant son casier, en fin de soirée, quand les journalistes ont eu accès au vestiaire.

Fidèle à son habitude, il a surtout répondu des généralités. Il n'a pas cherché d'excuses, mais il ne s'est pas vraiment attaqué au problème.

Son patron a fait de même, quand la même situation lui a été présentée, durant sa conférence de presse d'après-match.

« Écoutez... Nous avons obtenu suffisamment de chances de marquer. Le score final du match numéro trois ne reflète pas du tout l'allure de cette rencontre. N'allez pas vous imaginer que nous n'avons rien fait correctement. Nous avons obtenu suffisamment de chances. Il faut juste s'acharner. Si nos gars s'acharnent, je peux vous garantir qu'ils ont la capacité de rebondir.

***

Faut dire que Crosby ne l'aura pas facile, lors des matches qui seront disputés au Centre Canadian Tire.

Quand Mike Sullivan a placé son capitaine dans la formation débutante, mercredi, la réaction de Guy Boucher était prévisible. Il a choisi de lui opposer Jean-Gabriel Pageau.

Pendant les trois heures qui ont suivi, le numéro 87 des Penguins a eu le numéro 44 des Sénateurs sur le dos.

Sid le kid a remporté seulement neuf de ses 23 mises en jeu, dans ce match à sens unique.

Pageau, lui, est sorti gagnant des cercles 12 fois sur 17.

C'est pas mal ça qui est ça.

D'ailleurs, parlant de lui... La direction du marketing des Sénateurs a enfin compris.

Depuis le début des séries, les partisans qui se rendent au Centre Canadian Tire reçoivent une petite serviette blanche en cadeau. Chaque soir, on y imprime le visage d'un joueur différent.

Mercredi, c'était déjà le septième rendez-vous printanier au CCT. Enfin, le deuxième joueur le plus efficace de l'équipe (après le capitaine Erik Karlsson) a eu droit à sa serviette.

Boucher parlait en fin de soirée de la troisième ronde. Elle serait possiblement, selon lui, la plus difficile de toutes les séries.

«Ça n'a rien à voir avec la qualité de l'adversaire qu'on y retrouve. C'est juste qu'en première ronde, c'est généralement l'adrénaline qui mène. Au fur et à mesure que la deuxième ronde progresse, on sent que les gars commencent à se fatiguer. C'est pourquoi la troisième ronde s'avère, à mon sens, un véritable test au niveau physique, mental et émotif. C'est là qu'on voit ceux qui sont solides. Ceux qui sont capables de bien gérer tout ça», expliquait-il.

Ça m'a tout de suite fait penser au tout petit joueur qui bavardait librement dans le vestiaire avec des représentants de la presse nationale, quelques minutes plus tôt.

Quand j'ai tendu l'oreille pour écouter, il était en train de leur conter son adolescence.

«Oui-oui, j'ai déjà songé à lâcher le hockey pour me consacrer au baseball.

- Tu avais quel âge ?

- Dix-sept ans.

- Hein ? Vraiment ?

- C'est un sport que j'aime. En fait, j'avais autant de plaisir à pratiquer les deux sports. J'étais inscrit dans un programme de sport études en hockey à l'école. C'est naturellement devenu un peu plus sérieux. Au niveau où j'évoluais, le baseball devenait dangereux. J'ai raté un amorti, une fois, et je me suis cassé le pouce. Ce fut un des événements qui ont accéléré ma prise de décision.

- Mais à 17 ans, tu devais jouer pour les Olympiques de Gatineau, non ?

- Oui. Je ne savais quand même pas jusqu'où le hockey me mènerait. Qui sait, si j'avais choisi le baseball, je gagnerais peut-être aujourd'hui ma vie dans les ligues majeures...»

Il a raconté tout ça de manière parfaitement naturelle, avec un sourire parfaitement insouciant. Je suis parti avant d'entendre la fin de son histoire.

Tout ça pour dire que s'il a du mal à gérer le côté mental et émotif de la game, ça ne paraît pas vraiment.




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